Point de conjoncture Bureaux

Décélération du moteuf locatif francilien - 3T 2012

Publié le

Une étude produite par

Un volume correct au troisième trimestre 2012, supérieur de 14 % à la moyenne 2002-2011, en baisse de 22 % sur un an glissant par référence à un troisième trimestre 2011 atypiquement actif.
L’adaptation des entreprises au contexte de stagnation de l’économie se poursuit et s’amplifie. La hausse discontinue du chômage impacte directement l’emploi tertiaire, ce qui ne peut qu’interférer négativement sur le marché locatif francilien. Néanmoins, si l’économie immobilière demeure cyclique, l’activité en période de crise est en fait portée par les restructurations et les rationalisations de l’outil immobilier des sociétés tertiaires, qui, logiquement, préfèrent agir sur tous les leviers, plutôt que subir. Pour les PME, l’environnement anxiogène et les problématiques de trésorerie face à des carnets de commandes moins remplis, ont eu raison de leur soutien au marché.
L’année 2012 apparaît comme critique et charnière, dans la mesure où le mouvement de fond qu’opèrent les grands comptes se poursuit avec une amplitude moindre : il a commencé dès 2003 et s’est concrétisé pour l’essentiel de la demande. Sur le segment des petites et moyennes entreprises, qui constitue le coeur du marché locatif, l’année 2012 marque une franche inversion de tendance sur les secteurs parisiens.
Ainsi, les sursauts d’activité sur le marché locatif, liés au déménagement des grands utilisateurs dans des programmes neufs de la périphérie francilienne, sont-ils l’arbre qui cache la forêt plus clairsemée de l’immobilier d’entreprise.
Au troisième trimestre 2012, avec environ 585 000 m2 en Île-de-France , la demande placée est en retrait de 22 % sur un an glissant, baisse identique à celle du deuxième trimestre. Il s’agit néanmoins d’un volume supérieur à la moyenne décen­nale des troisièmes trimestres, qui s’inscrit dans un rattrapage après un deuxième trimestre 2012 en net retrait de tendance long terme.
Sur les neuf premiers mois de 2012, le volume d’activité locative en Île-de-France atteint 1,563 millions de mètres carrés, contre plus de 1,9 million de mètres carrés un an plus tôt, soit un placement en recul de 19 % sur la période. Néanmoins, pour mémoire, l’année 2011 avait été particulièrement dynamique, en décalage de la zone euro, qui marquait le pas. Ainsi l’activité 2012 doit-elle s’analyser comme relativement résistante et sans commune mesure avec le coup de frein enregistré en 2009, après la chute de Lehman-Brothers.

Source : Crédit Foncier Immobilier

Vous souhaitez lire cette étude ?

Elle est réservée à nos abonnés.



Sur le même thème