Point de conjoncture Bureaux

Marché de l'investissement : un cru 2012 moyen, mais placé sous le signe de la qualité - 3T 2012

Publié le

Une étude produite par

À fin septembre 2012, environ 9 milliards d’euros ont été investis en immobilier d’entreprise banalisé depuis le début de l’année. Près des deux tiers se sont réalisés au deuxième trimestre, volume façonné par la mise sur le marché exceptionnelle d’adresses phares aboutissant à des méga-deals. La chasse aux actifs prime s’est pour­suivie au troisième trimestre 2012, mais se solde par un volume plus contraint d’envi­ron 3 milliards d’euros, France entière. Le marché de l’investissement continue d’être généré pour moitié par des ventes de portefeuilles ou d’actifs unitaires de plus de 100 millions d’euros (quatre transactions de plus de 200 millions d’euros), tandis que l’autre moitié porte sur des transactions de moins de 25 millions d’euros.


Contrairement au premier semestre, marqué par une surreprésentation à 80 % de l’Île-de-France et de la classe d’actifs bureaux, on perçoit une légère détente, ce trimestre, à la fois sur les opportunités en régions et l’immobilier de commerce. La proportion de bureaux se rétablit autour de sa tendance normale de 70 % et la part de commerces frôle de nouveau la barre des 20 %. Le segment de la logistique et des locaux d’activités, avec la poursuite du désengagement d’acteurs généralistes au profit des pure players, suit la même tendance, via la vente de portefeuilles, qui a représenté 9 % de l’activité globale, contre 5 % au premier semestre.


En régions, sur neuf mois, la part globale de l’investissement, bien qu’en légère aug­mentation au troisième trimestre grâce, notamment, à des ventes de portefeuilles commerces et logistique, apparaît toujours contrainte (moins de 20 %). Sur un marché national où la demande reste fermée aux actifs secondaires, c’est la qualité de l’offre sur les grandes métropoles régionales qui détermine les volumes. Ce trimestre illustre le positionnement des SCPI, pour l’essentiel sur des actifs bureaux neufs ou récents situés dans les grandes métropoles régionales, à des montants majoritairement com­pris entre 15 et 20 millions d’euros.


Au final, le volume d’investissement 2012 sera meilleur que prévu en début d’an­née, car dopé par une suractivité bénéfique au deuxième trimestre, et pourrait atteindre 13 milliards d’euros à la fin de l’année. Preuve que l’intérêt des investis­seurs pour le marché immobilier français se cristallise sur les opportunités core, avec une fenêtre favorable, de ce point de vue, en 2012.

Source : Crédit Foncier Immobilier

Vous souhaitez lire cette étude ?

Elle est réservée à nos abonnés.



Sur le même thème