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Marché de l'investissement : un marché 2012 actif, mais toujours plus polarisé et plus sélectif - 4T 2012

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L’année 2012 se clôture par un volume annuel significatif de l’ordre de 14,5 milliards d’euros investis en immobilier d’entreprise banalisé.
Cette bonne performance, proche de celle de 2011, s’explique aisément, malgré un contexte économique difficile : les fonds souverains internationaux, en provenance du Moyen-Orient, de l’Asie ou de Norvège, et les institutionnels que sont les assureurs, les SCPI et les OPCI, disposent d’importantes liquidités à placer.
Néanmoins, l’intérêt des investisseurs pour le marché français continue de s’affirmer sous l’angle d’une forte sélectivité des allocations d’actifs. La mise sur le marché d’adresses ou d’immeubles phares, mais aussi de portefeuilles spécialisés, a aiguisé l’appétit des investisseurs, diversement armés pour conclure ces mégadeals, qui, au total, ont représenté une trentaine de transactions de plus de 100 millions d’euros. Pour 2013, l’activité d’investissement sera toujours porteuse en volumes, pour les mêmes raisons, avec un seuil minimal attendu de 13 milliards d’euros.

Si l’appétit est bien là, la quantité sera façonnée, à la hausse ou à la baisse, par la qualité de la carte proposée par le marché français, autrement dit par la qualité des actifs proposés. Or, même si cette offre devait être limitée, le contexte économique continuerait d’inciter à la vente ou à l’externalisation des propriétaires contraints d’assainir leur bilan ou de se recentrer sur leur coeur de métier. Tout indique donc, en ce début d’année, que l’on atteindra un volume d’investissement proche de 14 milliards d’euros à fin 2013.

L’année 2012 s’achève sur une tendance normale, en termes tant de répartition géographique des engagements (75 % en Île-de-France, 25 % en régions), que de classes d’actifs immobiliers, avec une prépondérance des bureaux à 70 %. En revanche, la part de l’immobilier logistique et locaux d’activités, de l’ordre de 9 %, n’est pas liée à une réouverture de ce marché, plutôt contraint en volumes, ces dernières années, mais à des cessions de portefeuilles faites au profit de pure players spécialisés, à la recherche de leur taille critique.

Source : Crédit Foncier Immobilier

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