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Région Lyonnaise: recul général, sauf pour l'investissement - 2T 2012

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Après une année 2011 très dynamique avec 258 800 m² de bureaux commercialisés, la demande placée sur le marché lyonnais a marqué le pas au 1er semestre 2012 avec 89 900 m² commercialisés, soit un recul de 22% en un an. Si le loyer de seconde main s’est stabilisé, les loyers prime et de première main ont augmenté, se positionnant respectivement à 260 €/m²/an et 176 €/m²/an. L’offre disponible à 6 mois représentait, fin juin 2012, environ 350 000 m². Après le ralentissement observé en 2011, les livraisons resteront modérées en 2012 avec seulement 95 700 m² de bureaux livrables. La production neuve devrait reprendre de façon plus marquée en 2013 avec près de 200 000 m² de bureaux attendus, dont 131 200 m² encore disponibles. La demande placée en locaux d’activité s’élève à 140 700 m², soit 12% de moins qu’au 1er semestre 2011. Tout comme le marché des bureaux, ce marché a souffert du recul des ventes à utilisateurs. En hausse constante depuis 2008, l’offre immédiate a reculé (-4%) au cours du 1er semestre 2012, représentant près de 520 000 m², majoritairement de seconde main (90%). Les valeurs de présentation sont globalement orientées à la baisse sur ce type de locaux. Avec 176 000 m² transactés au 1er semestre 2012, le marché lyonnais des entrepôts de plus de 10 000 m² enregistre une baisse de 24% en un an. Après un 1er trimestre timide, où seuls 53 000 m² avaient été commercialisés, les trois derniers mois ont vu un rebond du marché avec 123 000 m² de demande placée. A l’exception d’une transaction de 5 000 m² sur un bâtiment de première main de PROUDREED, l’ensemble des transactions se sont concentrées sur des entrepôts de seconde main. Le secteur Nord Isère aura été le principal théâtre du marché, concentrant plus de la moitié des transactions du semestre. 280 millions d’euros auront été investis au 1er semestre 2012 sur le marché lyonnais, contre moins de 135 millions d’euros un an auparavant. Le marché lyonnais enregistre donc l’une de ses meilleures performances depuis 2005. Les investisseurs se sont positionnés massivement sur des immeubles de bureaux et quelques opérations de logistique. La compression des taux de rendement prime observée depuis mi-2009 semble prendre fin.

Source: DTZ (Groupe UGL)