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Préférences des ménages en matière de logement : résultats d’une enquête par expérience de choix

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Le développement durable est au centre des politiques de la ville, qui combine de façon particulièrement étroite les enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Comprendre la dynamique des choix résidentiels permet de mieux appréhender les effets de différentes politiques (taxe carbone, zonage urbain, subvention des transports en commun, péage urbain, etc.) sur la structure (spatiale, sociale) de la ville.

L’étude repose sur une enquête auprès de 3 800 français de moins de 65 ans, réalisée par Internet en novembre 2010. Le dispositif consistait à proposer à chaque individu interrogé de choisir le logement qu’il préférait parmi trois logements possibles, décrits par des caractéristiques telles que la surface habitable, la proximité au centreville ou au lieu de travail, le mode de chauffage, l’isolation…

L’exploitation économétrique de ces « expériences de choix » révèle notamment en moyenne une préférence marquée pour l’habitat individuel : les ménages sont disposés à payer un tiers plus cher en moyenne pour une maison que pour un appartement, à autres caractéristiques identiques. Ces préférences apparaissent néanmoins très hétérogènes selon l’âge, le revenu, la zone d’habitat (centre-ville, banlieue, etc.) ou les habitudes propres à chaque personne. L’effet précédent est ainsi plus marqué dans les populations qui résident loin des grands centres urbains : Le consentement à payer plus cher pour une maison plutôt qu’un appartement est de 45 % en zone périurbaine et de 17% dans les villes centres des aires urbaines. Les personnes qui habitent des logements individuels, plus nombreux loin des centres-villes, ont une forte préférence pour la maison tandis que les personnes habitant des logements collectifs, plus répandus dans les centres, y accordent peu ou pas d’importance.

Cette hétérogénéité des préférences constitue un enjeu majeur en termes d’effets redistributifs pour les politiques qui chercheraient à limiter l’étalement urbain, comme le suggèrent les simulations conduites à titre exploratoire dans cette étude.

Source : CGDD

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