L'état du mal-logement en France - 18e rapport annuel

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Les nouvelles sur le front du logement ne sont pas bonnes. L’accueil d’urgence ne parvient pas à répondre à une demande croissante. En novembre, selon la Fnars, le 115 a laissé sans réponse près de huit personnes sur dix (78 %) et, parmi celles qui ont obtenu une réponse, une sur deux se limite à un accueil pour une nuit. Les principes d’inconditionnalité et de continuité de l’hébergement, inscrits dans la loi, sont donc battus en brèche : le risque d’un retour à une seule approche humanitaire de l’urgence ressurgit. Malgré l’augmentation du nombre de places d’hébergement (6 000 en 2010, 15 000 en 2011, 19 000 en 2012), les capacités d’accueil restent insuffisantes. Les nuitées d’hôtel - utiles mais insatisfaisantes - coûtent trop cher à l’état et aux collectivités locales ou territoriales. Les pouvoirs publics en appellent à la solidarité des grandes institutions et envisagent de réquisitionner des logements pour dégager des capacités d’accueil supplémentaires.

Source : Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés

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