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Coup de froid sur le commerce français - 1T 2013

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Entrée officielle en récession, niveau record de chômage, première baisse de la consommation des ménages et de leur pouvoir d’achat depuis respectivement 20 et 30 ans : tous les voyants économiques sont au rouge.

L’ensemble des commerces est touché par un ralentissement voire une baisse de l’activité. Les annonces de fermeture de chaînes se multiplient, en particulier sur les segments « culture-loisir » et « équipement de la maison ».

En dépit d’un environnement difficile, de nombreuses enseignes, en particulier dans le secteur de l’habillement, poursuivent d’ambitieux plans de développement. Les meilleurs emplacements continuent d’être pris d’assaut, tant en centre-ville que dans les centres commerciaux de premier rang.

A Paris, les valeurs locatives atteignent de nouveaux records sur les axes commerciaux, poussées par la demande toujours plus forte des marques de l’industrie du luxe. Les mouvements sont également nombreux sur les artères principales en régions, maintenant des niveaux élevés de valeurs locatives.

Dans les centres commerciaux, la baisse continue des chiffres d’affaires pèse sur le taux d’effort des enseignes qui négocient de plus an plus, notamment celles qui s’engagent sur les moyennes surfaces, un passage à un loyer indexé à 100% sur les résultats des boutiques. Les centres secondaires, qui souffrent d’une vacance en hausse, sont particulièrement concernés.

Le rythme des livraisons de centres-commerciaux et de retail-parks est resté soutenu en 2012 et sur le début de l’année 2013. Plus d’1,1 million de m² de centres commerciaux et 300 000 m² de retail-parks sont aujourd’hui en cours de construction, dont une part croissante d’opérations de rénovation ou d’extension.

Avec 651 millions d’euros investis depuis le début de l’année, soit le double de la performance enregistrée au 1er trimestre 2012, les actifs commerciaux ont représenté 23% des investissements réalisés en immobilier d’entreprise en France au 1er trimestre 2013. Les investisseurs confirment ainsi, en cette période de crise, leur intérêt pour cette classe d’actif, dont la part de marché a plus que doublé depuis 2009.

Source : DTZ (Groupe UGL)

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