Le marché immobilier en 2011 et 2012 : vers un ralentissement généralisé

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En 2011, l’activité immobilière du Pays de Brest fléchit légèrement. La construction neuve accuse ainsi une diminution des mises en chantier, en grande partie due à une baisse de la production de logements collectifs dans la Communauté urbaine de Brest. Conséquence de la réforme du dispositif Scellier, la promotion immobilière de l’agglomération a retrouvé un niveau de ventes comparable à 2008, après deux années boostées par l’investissement locatif. Le marché de l’occasion du Pays de Brest s’est quant à lui plutôt bien maintenu.

En 2012, tous les indicateurs apparaissent en revanche à la baisse. Avec la fin annoncée du dispositif Scellier et son plafonnement à 2 100 €/m² en zone B2, les investisseurs semblent s’être détournés du marché neuf brestois. Les ventes ont en effet chuté au premier semestre, entraînant un allongement important des délais d’écoulement. Le recul des autorisations délivrées pour des logements individuels en 2011 et 2012 laisse également envisager un repli de la construction neuve. Enfin, les professionnels font état d’un ralentissement à partir du second semestre 2012, voire d’un arrêt du marché de l’occasion, qui pourrait conduire à un fléchissement des prix à l’orée 2013. Malgré des taux d’intérêts qui restent bas, ce ralentissement du marché peut s’expliquer par une certaine forme d’attentisme des investisseurs comme des candidats à l’accession, dans un climat économique morose et une actualité quelque peu anxiogène.

Enfin, les acteurs locaux s’accordent sur la nécessité de poursuivre au-delà de juin 2013 l’éligibilité du territoire brestois au nouveau dispositif de soutien à l’investissement locatif (Duflot). Dans le cas contraire, c’est l’ensemble de la chaîne de production neuve de l’agglomération qui risque de connaître des difficultés.

Source : ADEUPa Brest

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