Les Clés du Marché

Contre vents et marées - 2T 2013

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Le ralentissement du marché constaté au 1er trimestre (425 500 m² commercialisés) s’est poursuivi au 2ème trimestre et la demande placée a, à nouveau, reculé pour représenter 407 500 m². Le premier semestre 2013 s’achève donc sur un volume global de 833 000 m² transactés, en recul de 19% d'une année sur l'autre. La conjoncture économique dégradée pèse aujourd’hui pleinement sur la mobilité des entreprises et, fait rarissime, sur les plus petites d’entre elles.

Comme au 1er trimestre, les mouvements sur des surfaces supérieures à 5 000 m² ont été peu nombreux au 2ème trimestre (12 pour un volume global de 122 500 m²) et leur taille moyenne avoisine les 11 000 m². Le décrochage de la demande est également sensible sur le segment des surfaces inférieures à 1 000 m², en recul de 20% en un an, alors que les surfaces moyennes résistent beaucoup mieux (-1%).

Le Croissant Ouest est le seul marché à échapper à la tendance baissière grâce à quelques transactions sur des surfaces supérieures à 5 000 m², dont celle de GE sur 38 000 m² de bureaux restructurés à Boulogne-Billancourt. Sur les autres marchés, les reculs de la demande placée s’inscrivent dans des proportions variables : de -3% à Paris QCA et -4% à La Défense à -45% en Deuxième Couronne voire -50% en Première Couronne.

Le ralentissement de la demande, conjugué à l’accroissement des disponibilités, commence à peser sur les valeurs locatives. Si les valeurs faciales des immeubles « prime » résistent encore, celles des transactions enregistrées depuis le début de l’année font l’objet d’un ajustement, de l’ordre de 10% sur des bureaux de première main. Les utilisateurs se sont positionnés sur des secteurs de milieu de gamme en termes de valeurs locatives, délaissant les marchés aux valeurs locatives élevées. Les loyers de transaction des bureaux de seconde main sont dans l’ensemble stables, à l’exception de La Défense où ils ont baissé de 9% en un an.

L'offre immédiate s’est alourdie au 2e trimestre pour représenter 3,7 millions de m² avec un taux de vacance de 7,1%. La dichotomie du marché francilien s’accentue encore un peu plus ; les disponibilités se contractent à Paris (-10% en un an) alors que dans le Croissant Ouest et en Première Périphérie, l’offre immédiate explose avec respectivement 1 million et 552 000 m² immédiatement disponibles. La situation se complique aussi à La Défense ; plus de 250 000 m² de bureaux sont aujourd’hui vacants soit un taux de vacance de 7,4% mi-2013, contre 6,3% fin 2012.

Source : DTZ (Groupe UGL)

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