La lettre de la FNAIM Paris Ile-de-France - Janvier 2013

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Peut-on parler de crise de l'immobilier ? Une crise est par définition une rupture, voire une surprise. Or la situation que nous vivons est la conséquence logique de l'absence d'une véritable politique du logement, tant au niveau de l’État que des communes. On ne construit pas assez en Ile-de-France pour satisfaire les besoins des populations. Et depuis trop longtemps. Le résultat est là. Certes, alors que les investisseurs institutionnels se sont retirés du logement, échaudés par la faiblesse de sa rentabilité (de l’ordre de 2 %) et une trop grande incertitude (risques d’impayés), l’État a aidé les investisseurs sur le plan fiscal. Mais rappelons que cette aide à l’investissement est payée par tous les contribuables et l’immobilier demeure, de loin, la première vache à lait fiscale de notre pays : 58 milliards d’euros ! Au niveau local, les maires, dont les budgets ont été financés par de l’endettement public, n’ont pas ou peu favorisé la construction de logements neufs. Un seul exemple : il a fallu attendre plusieurs années pour que la Mairie de Paris consacre, en 2013, 500 millions d’euros au logement alors que la taxation sur les mutations immobilières lui a rapporté en 2012 plus de 1,1 milliard d’euros ! Il est donc temps d'agir. Le gouvernement semble l'avoir enfin compris, puisqu'il promet pour 2013 une loi-cadre "Logement et urbanisme". Devraient notamment y figurer la refonte des rapports entre bailleur et locataire, la maîtrise du prix des loyers, la réforme de la location meublée et de courte durée, la garantie des loyers, les conditions d'accès au logement social ou encore l'adaptation du statut des copropriétés et de la loi Hoguet…

Source : FNAIM Paris Ile-de-France

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