Les chiffres du mal-logement en 2014 - 19e rapport annuel

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L’emploi et le logement constituent deux préoccupations majeures de nos concitoyens. Deux sources d’inquiétude étroitement liées dans la vie quotidienne. En effet, pour avoir un emploi, il faut disposer d’un logement d’un coût supportable et qui ne soit pas trop éloigné du lieu de travail… comme il faut un emploi, avec les ressources qu’il procure, pour avoir un logement. Quand l’un vient à manquer, les difficultés qui en résultent pour les individus peuvent les conduire à basculer dans la précarité et dans l’exclusion. Pour autant, les liens entre emploi et logement ne sont pas pris en compte comme ils devraient l’être. Cela apparaît pourtant d’autant plus nécessaire que l’emploi est soumis à des évolutions structurelles préoccupantes : montée de la précarité et développement d’un chômage de masse, flexibilité accrue du travail et appel à l’adaptation et à la mobilité des salariés, progression limitée du salaire et du pouvoir d’achat, augmentation du nombre de travailleurs pauvres. Des évolutions accélérées par les effets de la crise depuis 2008 et d’autant plus inquiétantes qu’elles touchent plus fortement les catégories modestes.

Dans ses précédents rapports sur l’État du mal-logement, la Fondation Abbé Pierre a déjà évoqué les effets de la dégradation de la situation de l’emploi sur le logement en montrant qu’avoir un emploi ne permet pas toujours d’avoir un logement et de s’y maintenir, que les difficultés d’accès au logement sont particulièrement importantes pour les jeunes à faible qualification mais aussi pour ceux qui sont diplômés, etc. Mais l’aggravation de la situation sur le front de l’emploi invite à se saisir plus globalement de cette question.

Source : Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés

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