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Regard sur les marchés

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Après une année 2014 contrastée, marquée par des pays dynamiques et d’autres en croissance plus lente, les diverses prévisions  économiques publiées au cours des dernières semaines semblent être plus convergentes pour 2015 et 2016. Or, ces anticipations ne tiennent pas totalement compte des changements de grande ampleur actuellement en cours : effondrement du prix du pétrole, forte baisse de l’euro, nouvelle politique budgétaire européenne, ouverture des vannes monétaires par la Banque Centrale Européenne. Ainsi, le Quantitative Easing de la BCE, qui consistera à acheter 60 Mds€ de titres par mois, devrait entraîner de nouvelles baisses de coût du financement, une relance de la consommation et des investissements, ainsi qu’une remontée de l’inflation vers l’objectif de 2 %.
De son côté, la Commission Européenne a annoncé un plan d’investissement et une plus grande souplesse dans la mise en oeuvre du Pacte de stabilité et de croissance. Selon nos estimations, ces mesures de soutien à l’activité pourraient générer jusqu’à 0,3 point de PIB.  Cependant, des facteurs d’instabilité financière apparaissent simultanément : le saut dans l’inconnu de la BCE, la perspective d’une normalisation de la politique monétaire américaine, les chocs sur les prix mondiaux et les taux de change, enfin la menace récente de restructuration de la dette grecque. En résumé, les indicateurs de conjoncture actuels anticipent une croissance européenne encore médiocre cette année, avec des signes graduels d’amélioration. Elle atteindrait ainsi 1 % en 2015 et 1,5 % en 2016, tandis que le taux
d’inflation serait en moyenne nul en 2015 puis excèderait 1 % en 2016.

Source : La Française AM

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