Note de conjoncture immobilière - Octobre 2015

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Le marché immobilier des derniers mois semble vouloir évoluer, même si les chiffres ne traduisent pas encore cette tendance.

Derrière une sensible amélioration du nombre de transactions, en deçà cependant de celui des années 1999 à 2007, il faut percevoir une volonté des acteurs de retrouver de la fluidité dans un secteur qui en avait beaucoup perdu pour plusieurs raisons.

Beaucoup d’acquéreurs espéraient une vraie baisse des prix, ces derniers ayant doublé en 10 ans dans certains secteurs. Cette chute ne s’est pas produite ; malgré 4 ans de correction, les prix ont diminué d’environ 5% seulement en zones urbaines (loin de l’attente de certains) et jusqu’à 30% dans certains secteurs ruraux.

Les taux d’intérêt d’emprunt ont baissé progressivement jusqu’à atteindre des niveaux historiquement bas ayant ainsi resolvabilisé de nombreux acquéreurs. Mais cette baisse ininterrompue, accompagnée d’une correction des prix, n’a pas incité ces derniers à précipiter leur décision d’achat car le temps jouait pour eux.

La multiplication des réglementations bridant les transactions immobilières et la fiscalité de plus en plus agressive ont lassé peu à peu les investisseurs de l’immobilier ancien, qui se sont récemment reportés sur le neuf avec le dispositif « Pinel ». Le marché immobilier est ainsi devenu depuis plusieurs années un marché essentiellement d’utilisateurs.

Ce déséquilibre entre un grand nombre de vendeurs s’accrochant encore à des valeurs de moins en moins réalistes et peu d’acquéreurs espérant un ajustement des prix a gonflé le stock de biens à vendre.

Source : Conseil Supérieur du Notariat

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