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Terra incognita...

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Le dossier grec a éclipsé la plupart des autres problématiques en juin. L’échec des négociations, le défaut de remboursement au FMI le 30 juin et la tenue d’un referendum ont cristallisé les peurs et provoqué un mouvement de "flight to quality", un élargissement des écarts de rendement sur dettes périphériques et une baisse globale des marchés d’actions. A l’heure où nous écrivons, le NON massif au referendum tourne une page de l’histoire de la zone Euro et débouche sur une phase de grande incertitude. Après des années de déni, nous sommes désormais confrontés à l’évidence économique : la dette grecque ne sera pas intégralement remboursée, soit parce qu’un nouveau round de négociations débouchera (enfin !) sur un réaménagement soutenable de l’échéancier ou du stock, soit parce que la Grèce sera contre son gré contrainte au "Grexit", acculée par le tarissement de toute liquidité. Les acteurs à surveiller dans ce rebondissement du drame grec, outre M.Tsipras qui sort plus fort de ce scrutin, sont bien sûr la BCE qui tient entre ses mains, au travers de l’ELA, l’avenir du système bancaire grec désormais dysfonctionnel, et le couple franco-allemand dont la cohésion sera clef dans la volonté d’aboutir à un compromis acceptable. Outre la problématique de contrôle des capitaux qui va rapidement geler toute capacité de règlement en Euro, les prochaines échéances dues par l’Etat grec sont imminentes (2Mds T-Bills le 10/7 et 3,5Mds BCE le 20/7).

Source : La Française AM

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