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Tragédie grecque ?

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Le mois de mai est placé sous le signe d’un regain de volatilité des marchés, notamment européens. Les catalyseurs de cette montée de fièvre sont d'une part politiques, avec le durcissement du bras de fer entre la Grèce et ses partenaires européens à l'approche des échéances dues au FMI, et d'autre part la fébrilité posttraumatique des marchés de taux gouvernementaux suite au quasi-krach obligataire fin avril. S'y ajoute l'inquiétude suscitée par l'anticipation du 1er relèvement des taux Fed Funds désormais quasiment daté par Mme Yellen, même si certains chiffres économiques décevants publiés aux US, à l'image du chiffre révisé du PIB au T1, semblent compliquer la tâche de la banque centrale.

Les premières victimes de cette nervosité ambiante sont naturellement les marchés de dette publique. Les taux longs US ont d’abord progressé nettement vers le niveau de 2,30 % avant de se détendre sensiblement, sous l’effet de médiocres indicateurs d’activité et de la publication des Minutes de la Fed. En zone euro, la correction obligataire de fin avril a été suivie d'une volatilité sur les taux certes accrue, mais plus légitime que le régime excessivement bas qui prévalait jusqu'alors. Le 10 ans allemand termine le mois à 0,50 %, loin de son plancher historique de 0,07 %. La BCE joue l'apaisement, se dit satisfaite, à ce jour, du déroulement des achats d’actifs et indique qu’il n’y a pas de raréfaction de l’offre de papiers. Au demeurant, la croissance se fait plus dynamique dans certains pays de la zone, permettant une légère révision des perspectives pour 2015 (+ 0,2 point de croissance à + 1,5 % pour 2015 et 1,9 % en 2016), ces mêmes pays sortent progressivement de l'ornière de la déflation… ce qui justifie la normalisation des rendements en marche. 

Source : La Française AM

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