L'état du mal-logement en France - 21e rapport annuel

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Trois Français sur quatre jugent leur pays inégalitaire et même très inégalitaire pour plus d’un quart d’entre eux (28 %). De fait, 76 % des personnes interrogées estiment qu’il est difficile de trouver la place souhaitée ou méritée au sein de la société française. Si l’inégalité face à l’emploi est jugée par 61 % des personnes interrogées comme la plus grave — devant l’accès aux soins (58 %) —, le logement apparaît comme la troisième inégalité la plus grave (51 %) et la deuxième la plus répandue (58 %).

Ces résultats justifient que l’on fasse de cette question des inégalités une préoccupation centrale et que l’on évalue les politiques à l’aune de leur capacité à la traiter. Le thème des inégalités n’est pas nouveau pour la Fondation Abbé Pierre, puisque le mal-logement touche d’abord les populations les plus modestes, les 3,8 millions de personnes mal logées, privées de domicile personnel ou vivant dans des conditions très difficiles, et plus largement le halo de 12 millions de personnes touchées par la crise du logement — à un titre ou à un autre, de manière moins prégnante, mais avec de réelles répercussions sur la vie de famille, la santé, l’environnement quotidien, le confort ou les fins de mois (voir Chiffres du mal-logement). Pour autant, nous ne mesurons là qu’une partie des inégalités dans le domaine du logement, tant celles-ci affectent d’autres dimensions essentielles, comme le droit de choisir son lieu de vie ou plus généralement les destins résidentiels de chacun. 

Source : Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés

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