Money time 2016 : la prime de fin d’année sera-t-elle à la hauteur des prévisions ?

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Le contexte géopolitique replace la France au cœur de la  cible d’investissement. Le second semestre 2016 restera  marqué par les bouleversements sur l’échiquier politique  international, avec des résultats électoraux ou référendaires  nationaux à contrepied des résultats attendus en Europe et aux  Etats-Unis : Brexit, période de fragilité politique en Espagne, puis  tout récemment en Italie avec le « non » au référendum, élection  de Donald Trump aux États-Unis.

Ce nouvel contexte géopolitique, qui se complètera en 2017 des  résultats de l’élection présidentielle française et du renouvellement  du mandat au poste de chancelier allemand, apporte son lot de  nouveaux espoirs et incertitudes pour les économies européennes interdépendantes.

L’injonction nouvelle des institutions internationales, telles le FMI,  l’OCDE, ou la Commission européenne, fait écho au programme économique proposé outre-Atlantique : mobiliser massivement  l’investissement privé et public pour relancer l’économie.

D’aucuns  redoutent le risque accru de crise en zone euro et l’effet de ciseau  de la remontée anticipée des taux de la Fed, alors que la BCE doit  maintenir sa politique de taux bas dans l’attente du retour de la  croissance en Europe. Mais seuls une normalisation progressive des politiques monétaires et le retour à une inflation contenue mais positive pourraient contribuer à résorber l’endettement de nombre de pays européens.

Pour l’heure, les investisseurs, freinés dans leur diversification géographique d’allocation en Europe, redécouvrent toute l’attractivité de la France, véritable coffre-fort immobilier dans une Europe marquée par la volatilité.

La place tertiaire parisienne, malgré (ou avec) le Brexit conforte sa position de place centrale en Europe, malgré la très faible croissance de la France. Le parc commercial, bien qu’érodé par les ventes dématérialisées, demeure une valeur sûre pour les investisseurs qui se focalisent sur les axes de flux et les activités encore épargnées par l’e-commerce. Enfin, la logistique demeure plus dynamique que jamais, accompagnant l’accélération des échanges de marchandises et des ventes à distance.

Mais le marché français de l’investissement nous habitue depuis deux ans à une volumétrie plus contrainte en début d’année (8,2 Mds€ engagés au 1er semestre 2016 et 7 Mds€ au 1er semestre 2015).

Sur les neuf premiers mois de 2016, le marché de l’investissement en immobilier d’entreprise banalisé passe tout juste la barre des 15 Md€, préjugeant d’un climat d’achats fiévreux pour la suite.

Car, pour atteindre le score de 24 Mds€ de 2015, le 4ème trimestre 2016 devrait acter un montant global aussi étourdissant que l’an dernier, soit 10 Mds€ de ventes à signer !

Source : Crédit Foncier Immobilier

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