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Conjoncture bâtiment à la fin juin 2017

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Conjoncture bâtiment à la fin juin 2017

La reprise de l’activité dans le bâtiment, qui s’est amorcée à la mi-2016, s’accélère sur le début 2017, même si elle doit être nuancée selon les territoires et les métiers. Ainsi, en première estimation, la hausse ressort à + 4,0 % en volume sur le premier trimestre 2017 comparé au même trimestre de 2016. La sortie de crise se révèle donc plus soutenue que prévue (+ 3,4 % envisagé en décembre 2016 pour l’ensemble de 2017).

Plus précisément, le logement neuf affiche une forte accélération, avec des permis et mises en chantier respectivement en hausse de 12,9 % et 17,6 % en glissement annuel sur les quatre premiers mois de l’année. Sur la même période, le non résidentiel neuf s’avère un peu moins dynamique, mais néanmoins en croissance, avec + 2,4 % et + 3,3 % pour les surfaces autorisées et commencées. Il convient toutefois de surveiller de près l’évolution du marché des locaux commerciaux, qui affiche une tendance moins heureuse (respectivement – 2,9 % et – 5,3 %), dans un contexte probablement moins porteur (risque de bulle, questionnements quant à la concurrence exercée par les grands parcs périphériques sur le commerce de proximité, envolée du e-commerce, …) Enfin, sur le marché de l’amélioration-entretien, quelques premiers éléments laissent supposer une petite embellie en cours.

Le redressement plus rapide que prévu de l’activité redonne un peu d’air à l’appareil de production. Les défaillances continuent de chuter dans le bâtiment (- 17 % en glissement annuel sur le premier trimestre 2017). Après un recul de près de 180 000 postes sur la période 2008-2016 y compris intérim en équivalent-emplois à temps plein (ETP), l’emploi se redresse assez vivement, grâce à une envolée de l’intérim au premier chef (+ 14 400 sur un an), mais aussi à une inflexion positive côté postes permanents (+1 900).

Par ailleurs, à l’échelon national, les prix bâtiment semblent renouer avec des niveaux plus compatibles avec la survie des entreprises, du moins est-ce ce qui ressort des perspectives en ce domaine exprimées par les chefs d’entreprise. Les trésoreries s’en ressentent et inquiètent moins que par le passé. Reste que les marges et, plus encore, les résultats peinent toujours à se ressaisir. Pour certaines entreprises, la situation de fragilité perdure donc.

Alors que le contexte économique et financier s’avère très porteur et devrait le rester dans les prochains mois, l’avenir dépend de l’évolution de l’environnement institutionnel. À cet égard, le nouveau dérapage du déficit public en 2017 inquiète, car il pourrait conduire le nouveau gouvernement à des coupes sèches dans le budget des aides au logement. Il faut néanmoins souligner que la hausse récente des prix des logements devrait donner à réfléchir, alors qu’il n’est plus guère possible d’espérer une resolvabilisation des ménages par l’amélioration des conditions de crédit, et qu’on peine à imaginer un avenir au marché de la rénovation énergétique sans soutien financier des acteurs.

Source : Fédération Française du Bâtiment (FFB)

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