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La répartition des emplois en Île-de-France : un élément à prendre en compte pour améliorer les conditions de déplacement

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La répartition des emplois en Île-de-France : un élément à prendre en compte pour améliorer les conditions de déplacement

Le bilan des études de trafic à l’horizon 2030 basées sur le scénario central retenu pour le Grand Paris Express (+800 000 emplois et +1,4 million d’habitants) indique que ces hypothèses de croissance démographique et de l’emploi très ambitieuses se traduisent par une croissance très importante du nombre de déplacements qui ne sera absorbée que partiellement par l’offre nouvelle de transport en commun (voir annexe 3). Ainsi compte tenu des 5 millions de déplacements journaliers supplémentaires prévus, la saturation du réseau routier s’aggraverait et la charge des transports en commun augmenterait par rapport à la situation actuelle modélisée (2005). Sur l’ensemble du réseau routier, avec le Grand Paris Express, les flux progresseraient de 10 % et les distances parcourues de 13 % par rapport à la situation actuelle modélisée. L’augmentation du trafic concernerait en particulier l’A86 nord et la Francilienne (DRIEA, 2012).

Toutefois, d’après ce scénario central, sur le réseau de transport en commun, si la charge totale des lignes existantes augmente par rapport à la situation actuelle modélisée, l’offre nouvelle et la répartition retenue des emplois et populations permettent une répartition plus équilibrée des voyageurs, qui déleste les tronçons dimensionnants de nombreuses lignes (RER A, RER C, RER E, M4, M9, M7). La charge dimensionnante augmente néanmoins sur certaines lignes dont notamment le RER D, le tramway T2, et dans une moindre mesure sur le RER B et la ligne 8 du métro par rapport à la situation actuelle modélisée. Outre cet effet globalement positif de délestage des tronçons les plus chargés, le scénario futur, avec réseau du Grand Paris Express, renforce l’utilisation de certaines portions de ligne sous-utilisées en situation actuelle modélisée : le RER A à l’ouest en direction de Mantes-la-Jolie et à l’est en direction de Marne-la-Vallée, le RER D au sud sur les deux branches, et le RER B au nord et au sud entre Arcueil et Antony. Globalement, le réseau de transport en commun semble « mieux » utilisé qu’en situation actuelle modélisée, mais des marges de progrès persistent.

Source : DRIEA

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