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Le financement de l’habitat en 2016

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Le financement de l’habitat en 2016

Favorisée par la poursuite de la baisse des taux des crédits à l’habitat qui ont atteint leur plus bas niveau en décembre, à 1,50 %, l’activité a de nouveau été dynamique en 2016 sur le marché de l’immobilier résidentiel, comme l’illustre la progression de 6 % des transactions dans l’ancien ; par ailleurs, les prix sont de nouveau orientés à la hausse, tant dans le neuf (+2,9 %) que dans l’ancien (+1,7 %), marché sur lequel Paris et l’Île de France enregistrent même des augmentations de 4,4 % et 3,1 %. Enfin, le léger relèvement des taux des crédits au premier trimestre de 2017 semble accentuer ce regain d’activité, incitant une partie des emprunteurs à anticiper leurs opérations pour bénéficier de conditions financières toujours accommodantes.

Reflétant cet environnement favorable, la production annuelle de crédits à l’habitat des banques françaises (251,5 milliards d’euros à décembre 2016) continue de progresser à un rythme soutenu, notamment depuis le second semestre de 2016 : en hausse de 47,3 milliards d’euros en décembre par rapport à son précédent record de 2015 (204,2 milliards en montant annuel), elle atteint 321,2 milliards d’euros en avril 2017 selon les chiffres de la Banque de France. Comme l’année dernière, si les rachats de crédits externes et les renégociations ont nourri la croissance de la production, on observe également une hausse soutenue sur les autres segments de marché, où les nouveaux crédits ont globalement augmenté de 11 % selon les données de suivi mensuel collectées par le Secrétariat général de l’Autorité de contrôle
prudentiel et de résolution (ACPR). Enfin, compte tenu de l’amortissement du stock, le rythme de progression des encours (899,4 milliards d’euros à fin 2016) est resté presque inchangé, passant de +4 % fin 2015 à +3,8 % fin 2016 ; même s’il marque une nette accélération début 2017 (+5 % à fin avril), il reste très en-deçà des niveaux observés au milieu des années 2000 (il avait approché +16 % fin 2006) ou en 2011 (près de +10 % en milieu d’année).

Source : Banque de France

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