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La Défense : Bureaux, prise d'élan - T4 2017

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Demande placée : reculer pour mieux sauter
Depuis 2012, le marché de La Défense, taillé par excellence pour accueillir des méga-mouvements, alterne, selon les années, volumes records et planchers. Ainsi, l’exercice 2017 s’achève sur un total de 179 600 m² de bureaux placés, en baisse de 36% par rapport à une année 2016 record (280 000 m²). La prise d’élan du 4ème trimestre (79 000 m² commercialisés) est de bon augure pour une nouvelle poussée du marché en 2018.

Les transactions d’envergure ont fortement contribué à cette accélération de fin d’année ; on citera les signatures d’OBERTHUR TECHNOLOGIES (19 000 m²), de SPACES (17 000 m²) et d’ORANGE (12 000 m²). Les mouvements de taille intermédiaire (1 000 à 5 000 m²) n’ont pas été en reste, et leur rythme d’activité soutenu tout au long de l’année (72 900 m²) signale une attractivité qui ne se cantonne plus aux seules grandes entreprises. Ce recalibrage, issu d’un travail sur la divisibilité des surfaces et des loyers équilibrés coïncide avec le plan de renouveau de La Défense initié en 2014. Depuis lors, nombre d’entreprises ont redécouvert les atouts de centralité de ce quartier longtemps décrié. La progression des mouvements de taille intermédiaire confirme cet engouement, conditionné par un niveau d’exigence élevé qui met à l’honneur les bureaux restructurés, récents et rénovés. En témoignent les principales transactions de 2017 dans les tours « Ariane », « Cœur Défense », « Carpe Diem » ou « First ».

Valeurs locatives : statu quo…provisoire
Le niveau d’activité de 2017 s’est accompagné d’une relative stabilité des valeurs locatives. Le loyer moyen de première main, soutenu par une poignée de transactions autour de 550 €/m²/an faciaux l’an passé, recule légèrement pour s’établir à 450 €/m²/an en 2017 (contre 460 €/m²/an en 2016). Le statu quo est aussi de mise du côté des valeurs locatives de seconde main, inchangées depuis 2016 à 400 €/m²/an.

Le renouvellement en cours de l’offre de La Défense, et l’émergence d’immeubles iconiques qui ambitionnent des loyers de l’ordre de 550-600 €/m²/an pourraient creuser l’écart en 2018 entre première et seconde main. En toile de fond, la fluidité du marché locatif du quartier d’affaires dépend encore fortement de mesures d’accompagnement (20-25% du loyer facial).

Source : Cushman & Wakefield

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