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Marché de l’investissement immobilier - Tendances 2018

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Marché de l’investissement immobilier - Tendances 2018

En France, un certain nombre d’indicateurs sont passés dans le vert en 2017. La consommation des ménages, qui reste le principal moteur de la croissance tricolore, est importante. L’investissement des entreprises et des ménages est également bien orienté. Ces facteurs entraînent une accélération de l’activité. Ainsi, après avoir progressé de 1% en 2015 et de 1,3% en 2016, le PIB devrait augmenter de 1,7% cette année et en 2018 selon le gouvernement.

Cette reprise s’inscrit dans un cadre plus large de redémarrage de l’activité au niveau européen et au niveau mondial. Selon la Commission européenne, le PIB de la zone euro devrait afficher une hausse de 2,2% en 2017 et de 2,1% en 20182. De son côté, le Fonds monétaire international (FMI) anticipe une progression de 3,5% du PIB mondial cette année et de 3,6% en 2018.

Dans ce contexte, les marchés financiers sont très bien orientés. La valorisation des bourses est au plus haut. Depuis 2008, celles du CAC 40 et du DAX 30 ont doublé. Celle du S&P500 a plus que triplé. La crise a été de ce point de vue effacée. Malgré quelques incertitudes géopolitiques (Brexit, tensions avec la Corée du Nord, crise au Proche et au Moyen-Orient …), les marchés actions atteignent des sommets, à la différence des marchés obligataires qui pâtissent des niveaux d’endettement de la plupart des Etats. Rappelons qu’en 2007, 80% des emprunts obligataires affichaient des taux de rendement supérieurs à 4% par an.

Cette proportion est tombée à 5% aujourd’hui. La crise politique en Allemagne et les difficultés de sa Chancelière Angela Merkel à former un gouvernement de coalition sont peut-être de nature à inquiéter les investisseurs au cours des prochains mois si aucune solution n’est trouvée outre-Rhin.

Mise en œuvre depuis 2008 pour endiguer la crise bancaire et financière, la politique volontariste des banques centrales américaine et européenne, en rendant l’accès à la dette extrêmement simple et peu coûteux, a tiré les prix des actifs vers le haut, notamment ceux des actifs immobiliers.
Cette politique monétaire peut-elle se prolonger ?
Les investisseurs ne croient pas à une hausse brutale des taux d’intérêts directeurs aux Etats-Unis, et encore moins en Europe. Malgré le dynamisme du marché du travail outreAtlantique, le rythme de l’inflation reste contenu.
C’est la raison pour laquelle la Réserve fédérale américaine ne prendra pas le risque de casser la croissance actuelle en durcissant brutalement les conditions d’emprunt. En zone euro, où les premiers signes d’une croissance durable autoentretenue apparaissent enfin après cinq années délicates, la BCE est sur la même ligne. Selon les investisseurs, cette croissance à crédit a quelques limites. Si l’on prend le cas de la France, son niveau d’endettement, proche de 100% du PIB, pèse sur sa capacité à investir dans le domaine des infrastructures, en particulier le logement. En dépit des besoins.

Source : EY

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