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Immobilier de commerce : La Madeleine en vedette ! - T1 2018

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Immobilier de commerce : La Madeleine en vedette ! - T1 2018

Economie et tourisme : des perspectives encourageantes
L’amélioration du marché de l’emploi devrait notamment contribuer à une légère hausse de la consommation en 2018, avant une décélération possible en 2019 et 2020. Les derniers chiffres du tourisme sont également encourageants. « La hausse des arrivées de visiteurs étrangers offre d’intéressantes perspectives aux meilleurs emplacements commerciaux de la capitale, d’autant que les ZTI confirment leur montée en puissance et que l’extension des jours et horaires d’ouverture des commerces fait désormais l’objet d’un plus large consensus » indique Antoine Grignon, Directeur du pôle Retail Investissement et Locatif de Knight Frank.

Marché locatif : des performances contrastées
Les emplacements les plus qualitatifs des meilleures artères restent la cible prioritaire des grandes enseignes. Celles-ci cherchent à conjuguer flux, visibilité et rentabilité, ce dont attestent de nombreux projets de flagships dans la capitale comme au cœur des principales métropoles régionales.
L’évolution de la demande des enseignes révèle toutefois de grandes disparités selon les secteurs d’activité. « Restauration et alimentation, fitness et articles de sport, produits de soin, etc. : les concepts ayant trait au « bien-être » dans son acception la plus large continuent de se multiplier, en pied d’immeubles comme au sein de grands ensembles commerciaux. D’autres secteurs offrent un tableau plus contrasté, tel celui de la mode, impacté par une généralisation des opérations de rationalisation, quels que soient le niveau de gamme ou la renommée des enseignes » explique Antoine Salmon, Directeur Retail Locatif chez Knight Frank. 

Focus sur le marché parisien : La Madeleine en vedette
Les premiers mois de 2018 confirment le dynamisme des grandes artères et quartiers commerçants de la capitale. D’autres quartiers confirment leur attractivité. C’est le cas du Marais, cible incontournable de nouveaux entrants et de concepts inédits. Son pendant de l’autre côté de la Seine reste Saint-Germain-des-Prés, certes moins dynamique mais dont l’activité semble pourtant s’accélérer. Ce secteur bénéficie toujours de l’intérêt d’enseignes haut-de-gamme, mais aussi des projets de marques désirant y ouvrir en propre, à l’exemple de Tumi rue du Vieux-Colombier ou de Salomon boulevard Saint-Germain.

Mais c’est bien La Madeleine qui occupe le devant de la scène en ce début d’année 2018. Tesla vient ainsi d’y ouvrir son premier showroom parisien, en attendant l’arrivée de Leroy-Merlin dans l’ancien parking Palacio et surtout celle, en 2019, du premier format urbain d’IKEA en lieu et place de l’ex C&A. « L’arrivée d’IKEA à La Madeleine est exceptionnelle. D’abord parce qu’il est très rare de voir de nouveaux projets d’une telle taille au cœur de Paris, ensuite parce qu’il s’agit d’une des enseignes les plus renommées de la planète, et enfin parce qu’IKEA fait ainsi de la capitale française le fer de lance de sa conquête des centres-villes » explique Antoine Salmon.

La prudence des investisseurs pèse sur le marché des commerces
Près de 600 millions d’euros ont été investis en commerces en France depuis le début de 2018, soit une légère hausse sur un an et 16 % des montants engagés en immobilier d’entreprise.

Si les engagements réalisés sur ce segment de marché ne portent pas uniquement sur des produits core, l’aversion au risque des investisseurs continue de jouer en faveur des rues commerçantes. Au total, les pieds d’immeuble ont concentré près de 60 % de l’ensemble des montants engagés sur le marché français des commerces.

Sur le segment des centres commerciaux, l’activité a marqué une pause après un second semestre 2017 marqué par la cession de plusieurs sites de grande taille dont « Place des Halles » à Strasbourg.

La prudence des investisseurs se reflète dans l’évolution des taux de rendement, qui subissent une pression à la hausse sur les segments des centres commerciaux (4,00 %) et des parcs d’activités commerciales (4,75 %). Les taux des boutiques les mieux situées de la capitale restent quant à eux à leur niveau plancher (2,75 %).

Source : Knight Frank

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