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France : Entrepôts & Logistique, À pas feutrés - T1 2018

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France : Entrepôts & Logistique, À pas feutrés - T1 2018

Démarrage à pas feutrés
La demande placée d’entrepôts logistiques a totalisé 412 000 m² au 1er trimestre 2018, un volume d’activité plus de deux fois inférieur à son homologue de l’an passé. L’immobilier logistique français fait le grand écart, son démarrage le plus faible de la décennie succédant à son meilleur trimestre de tous les temps. Après une année 2017 d’exception, stimulée par les mouvements d’acteurs du e-commerce et de la grande distribution sur des formats XXL, seulement 22 transactions ont animé le marché français au 1er trimestre 2018, contre 37 l’an passé à la même période.

Pause technique sur le corridor
La demande placée s’est majoritairement concentrée hors de la dorsale (58% du volume), un ratio tiré vers le haut par la prise à bail de LAPEYRE sur 74 000 m² à Mer (Centre Val-de-Loire) et le compte propre d’ITM sur 50 000 m² à Neulliac (Bretagne). A contretemps du fonctionnement classique du marché, les logisticiens ont concentré la majeure partie des mouvements sur la dorsale (13 opérations), Ile-de-France en tête. La Seine-et-Marne  a tiré profit de cette activité très francilienne (55%), qui a ciblé des gabarits d’entrepôts n’excédant généralement pas les 15 000 m². Ailleurs sur le corridor logistique, signalons la prise à bail d’un acteur de la grande distribution alimentaire (30 000 m²) à Saint-Quentin-Fallavier et d’un transporteur à Saint-Rambert-d’Albon (24 500 m²). Hors de ces régions, seules la Normandie et l’Occitanie ont enregistré une activité transactionnelle. Dans ces conditions de faible niveaux d’activité, les chargeurs ont vu leur poids dans la demande placée nettement chuter, un ratio promis à se rééquilibrer au cours de l’année.

L’Ile-de-France et Lyon dominent
L’Ile-de-France conserve son statut de locomotive, à l’origine de la majorité (53%) de la demande placée sur le corridor logistique et de plus d’un mètre carré sur cinq traité à l’échelle nationale. Cette avance reste pourtant très éloignée des rythmes soutenus relevés au cours des premiers trimestres 2016 et 2017. Deuxième moteur de la dorsale, Lyon fait pratiquement jeu égal avec sa demande placée l’an passé (40 000 m² ; - 4,5%). La Vallée du Rhône s’affiche en net repli d’une année sur l’autre, mais devance nettement Marseille, tandis qu’aucune activité transactionnelle n’a animé le marché de Lille.

Source : Cushman & Wakefield

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