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Immobilier résidentiel : Évolutions récentes et perspectives 2018-2019 (mai 2018)

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Immobilier résidentiel : Évolutions récentes et perspectives 2018-2019 (mai 2018)

Le marché résidentiel a connu une année record en 2017. Dans l’ancien, le nombre de transactions a atteint 968 000 ventes, +15% sur un an et record absolu en niveau. Dans le neuf, les ventes ont également été marquées, mais stables par rapport à 2017. Les prix de vente ont un peu accéléré, à +4% sur l’année dans l’ancien, avec des hausses plus marquées dans les grandes villes, notamment à Paris.

Cette reprise est principalement liée à deux facteurs : des taux de crédit extrêmement bas et qui commencent à remonter et les mesures de soutien dans le neuf.

Une surchauffe du marché nous semble peu probable en 2018-2019. Il n’y a pas de comportements spéculatifs avérés, pas d’emballement des prix ou du crédit. Au contraire, un léger tassement est attendu (repli des ventes, freinage des prix), malgré l’amélioration du contexte conjoncturel. Des premiers signes d’accalmie apparaissent d’ailleurs depuis janvier.

D’une part, le nouveau plan logement ELAN est favorable à terme via le choc d’offre et la prolongation pour 4 ans du dispositif Pinel et du PTZ. Mais leur recentrage graduel sur les zones tendues va réduire de 9% les ventes de neuf en 2018.

D’autre part, les taux de crédit qui sont extrêmement bas commencent à remonter. Ceci va se poursuivre, avec la hausse des taux OAT 10 ans liée notamment à la réduction du QE (1,15% prévu fin 2018, 1,55% fin 2019), mais très graduellement. Ceci, joint à la remontée des prix des logements, va un peu entamer la capacité d’achat des ménages et rendre les acheteurs plus hésitants et attentistes.

En 2018, les volumes de transactions dans l’ancien seraient en repli de l’ordre de 6%. Ils seraient en recul de 9% dans le neuf en 2018 (8% dans le segment promoteurs et 9% dans les maisons individuelles). En 2019, les ventes s’effriteraient encore dans l’ancien et seraient à peu près stables dans le neuf. Les prix de l’ancien seraient en hausse de 3% en 2018 et freineraient en 2019. 

Source : Crédit Agricole

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