Business Immo, le site de l'industrie immobilière

Le baromètre LPI-Seloger des prix immobiliers - mai 2018

Publié le

Une étude produite par

Le baromètre LPI-Seloger des prix immobiliers - mai 2018

Maintien des tensions sur les prix de l’ancien
Avec l’arrivée du printemps, les tensions sur les prix qui s’étaient allégées durant les mois d’hiver avaient rebondi en mars. Elles se maintiennent en avril : la progression des prix signés constatée au cours des 3 derniers mois s’est ainsi établie à 1.9 % en avril pour l’ensemble du marché, comme il y a un an à la même époque. Pourtant, la hausse des prix des appartements se fait moins vive (+ 1.4 %, contre + 1.9 % il y a un an), confirmant le ralentissement qui s’est amorcé durant l’été 2017. En revanche, les prix des maisons qui avaient reculé à partir de l’été 2017 et pendant près de 6 mois se sont ressaisis en mars, pour augmenter encore plus rapidement en avril (+ 2.9 %, contre + 1.9 % il y a un an).

Néanmoins, le rythme d’augmentation des prix signés mesuré sur un an ralentit en avril. Il s’établit à 4.0 % sur un an, après avoir culminé à 4.8 % en septembre 2017. En dépit des évolutions de ces derniers mois, la hausse reste la plus rapide pour les appartements (+ 4.4 % sur un an) : elle s’établissait encore à 5.2 % en septembre 2017. Et le ralentissement se constate aussi sur le marché des maisons (+ 3.2 % sur un an, contre + 4.2 % en avril 2017).

Nouvelle baisse des prix du neuf en avril
Les prix des logements neufs avaient déjà baissé en mars. La diminution se poursuit en avril, à un rythme plus soutenu : - 0.9 %, au cours des 3 derniers mois. Le recul des prix observé depuis deux mois n’a rien d’exceptionnel au début du printemps. D’autant qu’il accompagne une baisse significative de la demande constatée en réponse à la dégradation des soutiens publics.

Aussi, le ralentissement du rythme annuel de progression des prix se renforce, au fil des mois : avec en avril, + 3.0 %, contre 3.5 % en décembre 2017. Le ralentissement est général. Les prix des maisons qui augmentent le plus rapidement (+ 5.1 %, contre + 5.8 % en décembre 2017) ralentissent néanmoins à un rythme comparable à celui des appartements (+ 2.5 % sur un an, contre 3.0 % en décembre 2017).

Des prix en baisse dans 40 % des villes

La hausse des prix des appartements anciens ralentit depuis la fin de l’été dernier, France entière. Dans un quart des villes de plus de 100 000 habitants, les prix signés baissent sur un an. Et dans 15 % supplémentaires des grandes villes, ils ont reculé au cours des 3 derniers mois.

Face à une demande fragile et déstabilisée par la suppression des aides personnelles, les prix reculent rapidement (de 5 % et plus) à Besançon, au Mans et à Mulhouse. Ils baissent encore lentement dans des villes comme Amiens ou Brest, où pendant près d’un an les hausses de prix avaient dégradé la solvabilité de la demande. Souvent, les faibles hausses alternent avec des baisses de plus en plus fortes, comme au Havre ou à Perpignan.

Mais les prix augmentent toujours et parfois très vite (+ 16.2 % à Bordeaux) dans la plupart des grandes villes. Souvent les tensions sur les prix se renforcent encore, comme à Lyon et à Rennes, avec des prix en hausse de l’ordre de 9 % sur un an. Fréquemment aussi, le rythm de la hausse de stabilise (entre 5 et 7 % sur un an), comme à Lille, à Montpellier ou à Nantes.

A Paris, la hausse se fait un peu moins vive, avec + 7.6 % sur un an. Mais les prix y dépassent les 10 000 €/m² dans 9 arrondissements !

Source : Seloger.com

Vous souhaitez lire cette étude ?

Elle est réservée à nos abonnés.