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Le baromètre LPI-Seloger des prix immobiliers - juin 2018

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Le baromètre LPI-Seloger des prix immobiliers - juin 2018

Ralentissement de la hausse des prix de l’ancien

Le ralentissement de la hausse des prix de l’ancien qui avait commencé durant l’automne 2017 se renforce, au fil des mois. Le rythme d’augmentation des prix signés mesuré sur un an s’est établi à 3.9 % en mai, après avoir culminé à 4.6 % à la fin de l’été dernier. Et le ralentissement se constate aussi bien pour les appartements (+ 4.4 %, contre + 5.1 % en septembre 2017) que pour les maisons (+ 3.0 %, contre + 3.8 %).

Depuis l’inversion de la courbe des prix en mai 2015, les prix de l’ancien ont augmenté de 10.6 % au total (+ 10.8 % pour les appartements et + 10.1 % pour les maisons). Mais l’amélioration des conditions de crédit, avec la baisse des taux d’intérêt et l’allongement de la durée des prêts accordés, n’a pas été suffisante pour compenser l’impact de la hausse des prix sur la solvabilité de la demande. Ainsi, sur de nombreux territoires, la demande fléchit : les vendeurs doivent alors réviser leurs ambitions ou risquer un accroissement des délais de vente, voire la perte des acheteurs.

Ainsi, les tensions sur les prix se sont nettement allégées sur le marché des appartements : la progression des prix signés constatée au cours des 3 derniers mois s’est établie à 0.9 % en mai, contre + 1.9 % il y a un an à la même époque. En revanche sur le marché des maisons où la demande résiste maintenant mieux, la hausse des prix reste soutenue : + 3.0 %, mais après avoir reculé à partir de l’été 2017 et pendant près de 6 mois.

Poursuite de la baisse des prix du neuf

Pour le troisième mois consécutif, les prix des logements neufs ont baissé en mai. La diminution se fait néanmoins plus rapide, au fil des mois : - 0.8 % au cours des 3 derniers mois. Au-delà du mouvement saisonnier des prix, la baisse actuelle est sensible. Elle fait écho à l’affaiblissement d’une demande déstabilisée par la dégradation des soutiens publics.

Aussi, l’affaiblissement du rythme annuel de progression des prix constaté durant l’automne dernier se renforce : avec en mai, + 2.8 % pour l’ensemble du marché, contre 3.4 % en décembre 2017. Le ralentissement est général. Les prix des maisons qui ont augmenté le plus rapidement par le passé ralentissent plus fortement (+ 4.6 % sur un an, contre 5.6 % en décembre 2017) que ceux des appartements (+ 2.4 % sur un an, contre 2.9 % en décembre 2017).

Baisse des prix dans 45 % des grandes villes

Le ralentissement de la hausse des prix des appartements anciens se poursuit. Dans 30 % des villes de plus de 100 000 habitants, les prix signés baissent sur un an. Et dans 15 % supplémentaires des grandes villes, ils ont reculé au cours des 3 derniers mois. Dans les villes moyennes de province, celles qui comptent entre 60 000 et 100 000 habitants, la baisse des prix est moins fréquente (dans 30 % des cas), en raison d’une progression des prix moins rapide par le passé.

Pour autant, lorsque la progression des prix est vive comme sur Bordeaux, sans présenter des signes d’essoufflement, la pression de la demande se diffuse sur les communes environnantes (Mérignac, Pessac) et y tire les prix vers le haut. De même en est-il sur de nombreuses communes limitrophes de Paris (Issy-les-Moulineaux, Levallois-Perret, Montreuil, …) et sur les communes très convoitées (Courbevoie, Rueil-Malmaison, …). Alors que Neuilly-sur-Seine ne connaît qu’une augmentation plus modérée de prix, mais qui dépassent déjà les 10 000 €/m² !

En général les villes les moins chères, sous les 1 700 €/m², sont aussi celles où face à une demande fragile et déstabilisée par la suppression des aides personnelles, les prix reculent rapidement comme à Bourges, à Dunkerque, au Mans, à Mulhouse, à Perpignan ou à Quimper

Source : Seloger.com

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