Carrières

Portraits de Complices

Elles sont jeunes, mais déjà expérimentées. Elles assument déjà des postes à responsabilités, mais sont encore dans la catégorie des espoirs de l’industrie immobilière. Leur point commun : elles sont membres du Cercle Complice. Parcours croisés de quatre de leurs membres.

Des trajectoires qui reflètent les options de carrière des jeunes professionnels

Si Johanna Capoani et Johanna Mrejen partagent la même formation et le même démarrage dans des postes en travaux publics, leurs routes ont ensuite divergé : la première a approfondi le métier de la transaction chez tous les acteurs et pour tous les produits (conseil, investisseur, utilisateur, passant du retail, à l’hôtellerie, aux bureaux et au résidentiel), avant de rejoindre Viveris Reim. La deuxième a choisi d’explorer les produits tertiaires sous leurs différentes facettes : de la conception du produit, au conseil chez Arthur Andersen, pour finir par de la transaction, en tant que directeur des investissements et des arbitrages. Elles avouent cependant de concert : « Les opportunités, il ne faut pas avoir peur d’aller les saisir à l’extérieur ». C’est à travers une variété d’entreprises, d’équipes qu’elles ont d’une part, enrichi leurs compétences, et d’autre part, affiné leur projet personnel.

A l’inverse, Caroline Paboudjian-Deslandes a fait le choix de la fidélité à la Ville de Paris, après un parcours en Droit Public et les concours administratifs. Même si elle est restée dans le même service, l’exercice de son métier de prospection et de valorisation a été profondément modifié, enrichi ces dernières années. Elle a été l’une des actrices de la professionnalisation du service : « J’ai l’impression d’avoir vécu déjà plusieurs expériences tout à fait distinctes ».

Enfin, le parcours d’Aude Grant est un bon exemple de ce que les entreprises de taille significative peuvent proposer à quelques collaborateurs choisis : changements de métiers à un rythme soutenu, des plus financiers aux plus opérationnels, mais aussi expériences managériales rapides : elle manage, aujourd’hui, une équipe de plus de vingt personnes : asset managers, responsables de cessions, analystes acquisition. Preuve en est qu’il n’est pas toujours nécessaire d’aller chercher le changement en externe.

Quand on leur demande ce qu’elles ont retiré de leurs premières expériences, ces quatre jeunes femmes répondent de manière unanime : « les compétences techniques peuvent s’apprendre sur le terrain, il ne faut pas avoir peur de se lancer ». Elles, qui ont su se réorienter et évoluer avec les opportunités, soulignent que le fait d’apprendre de nouveaux métiers, de se remettre en cause, est un moteur de leurs carrières.

Sans oublier des mentors qui, s’ils ont parfois su les pousser à obtenir des postes ambitieux, ont surtout été des personnes-clés dans l’apprentissage de leurs métiers.

Des jeunes femmes conscientes des défis à venir

Professionnalisme, sens commercial et polyvalence : voilà comment elles analysent l’évolution des métiers immobiliers opérationnels. Là où les techniciens et les financiers menaient auparavant leurs projets en parallèle, elles gèrent aujourd’hui des équipes pluridisciplinaires et ont su élargir leurs compétences. Ce qu’ont changé les crises successives récentes ? « On se doit d’avoir une relation beaucoup plus forte avec nos locataires, qui eux-mêmes se sont professionnalisés, qu’ils soient publics et privés », analyse Johanna Mrejen. Aude Grant ajoute : « Dans une période où bailleurs et preneurs de bonne foi se retrouvent en général sur les loyers de marché, les investisseurs se doivent de proposer les meilleurs produits immobiliers qui feront la différence ». Quand la rigueur des acquéreurs confine parfois au jusqu’au-boutisme, le plus dur est parfois de signer les opérations, comme le souligne Johanna Capoani…

Leur avenir, elles en ont une idée très claire et très ambitieuse : il passe par l’aboutissement de leurs projets actuels sur les prochaines années ou par l’élargissement de leur zone de responsabilités, elles veulent surtout montrer que les Comex peuvent se féminiser, et pas seulement via les fonctions support. En revanche, elles savent aujourd’hui que le développement de leur réseau et de leur leadership sera probablement la clé de leurs succès futurs !


Cette nouvelle édition de Business Immo Madame intitulée "Où en sont les femmes ?" a entièrement été réalisée par les membres du Cercle des Femmes de l'Immobilier et son Cercle Complice.

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