Logement
Point de vue d'Emmanuel da Costa, Hexagone

[POINT DE VUE] Les promoteurs immobiliers ne sont pas devins

En début d’année, HEXAGONe, plateforme spécialisée dans le financement des programmes de construction (crowdbuilding), a soutenu le programme d’Immobilière Orphalèse, promoteur, à Antony (92). Le succès de l’opération, une levée de fonds d’1 M€, a incité les deux entreprises à envisager de nouvelles collaborations.

C’est donc naturellement qu’Immobilière Orphalèse s’est tournée vers HEXAGONe pour trouver le financement nécessaire (275 000 €) à l’achat du terrain de son prochain programme à Vitry-sur-Seine (94), un ensemble immobilier de 4 étages comprenant 26 appartements et 32 emplacements de stationnement.

Le promoteur a tout naturellement déposé une demande de permis de construire. Celui-ci était conforme aux règles d’urbanisme (PLU) en vigueur. Plus de 11 mois après le dépôt du dossier de demande, et de plus de 2 mois après la délivrance du permis, la ville a modifié ces règles. C’est alors que le programme a été attaqué. Un recours sur le permis de construire a en effet été déposé. On reproche au promoteur de ne pas avoir appliqué le PLU postérieur à sa délivrance de permis. En un mot, on accuse le promoteur de ne pas avoir prédit que la ville allait changer la donne.

A cause de ce recours, qui n’a a priori aucune chance d’aboutir, le chantier de ce programme n’est pas commencé, alors qu’il devrait être terminé. Le projet avait pourtant rencontré un succès commercial validant son réalisme et sa pertinence économique. Cette vingtaine de logements aurait pourtant permis la création d’une petite quarantaine d’emplois et de loger une vingtaine de familles.

Chez HEXAGONe, nous avons donc fait le choix de soutenir ce projet à Vitry sur Seine, en le proposant sur notre plateforme www.hexagon-e.com à partir du 29 octobre. Conformément à notre politique de sélection de programmes, nous avons analysé les risques. La visibilité nous a paru correctement maîtrisée, le recours n’ayant que peu de chance d’aboutir. Les investisseurs se voient donc proposer de participer à ce projet avec un montant limité à 1 000 € par investisseur et une rémunération de 12% par an.

Cet exemple concret montre que le crowdbuilding est capable d’apporter des solutions innovantes, là où les modes de financement traditionnels ne peuvent intervenir, quand ils exigent la purge de tous les recours.