Hôtels/Loisirs

Performances hôtelières en France : une rentrée sur les chapeaux de roues

Le département Deloitte Conseil Tourisme, Hôtellerie et Loisirs vient de livrer les dernières statistiques et analyses de l'observatoire hôtelier en France. En région parisienne, les indicateurs sont au vert. Des hausses exceptionnelles sont enregistrées par les hôtels parisiens. Les niveaux d’activités de la Capitale flirtent avec les sommets. Cette croissance est partagée par l’ensemble de l’Ile de France avec des hausses de RevPAR à deux chiffres. En Province, si les évolutions sont moins spectaculaires, la tendance n’en demeure pas moins haussière, avec tout de même quelques exceptions. La Côte d’Azur affiche de bons résultats. Toutefois, sur le marché haut de gamme, la croissance n’est pas partagée par tous les segments et pôles. Monaco et le marché 4 étoiles standard cannois sont ainsi en retrait du rebond national et azuréen.

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En septembre, l’hôtellerie française a bénéficié d’une demande soutenue de la clientèle d’affaires. Un contexte économique plus porteur que l’année dernière explique le dynamisme de ce segment. Au niveau européen, les échanges extérieurs progressent de 7 % contre une baisse de 12 % en 2009. De même, la production industrielle est en hausse de 8 % contre un recul de 15 % en 2009, et le PIB pourrait croître de 1,5 % en 2010 (contre - 4,1 % en 2009).

Paris a également profité en septembre d’un calendrier plus favorable. Contrairement à l’année passée, où le Ramadan avait eu lieu du 22 août au 21 septembre, il était davantage cette année positionné sur le mois d’août. Les progressions de RevPAR sont très fortes, jusqu’à 37% pour l’hôtellerie 4 étoiles supérieur. De ce point de vue, le Royal Monceau, inauguré mi-octobre, arrive dans un contexte porteur. Sur le marché milieu de gamme, la fréquentation flirte avec les sommets, avec des taux d’occupation supérieurs à 90%.

En Province et dans les grandes agglomérations, l’hôtellerie bénéficie d’une bonne dynamique principalement grâce à une fréquentation soutenue.

Les augmentations sont particulièrement fortes pour l’hôtellerie haut de gamme et 3 étoiles des grandes agglomérations, avec un taux de croissance à deux chiffres pour de nombreuses villes. Ces catégories avaient été plus exposées à la crise et retrouvent des niveaux d’activités encourageants. Les hôteliers qui tirent le mieux leur épingle du jeu sont notamment ceux qui avaient profité de la crise pour réaliser des rénovations.

Sur le marché 2 étoiles et économique, les progressions sont moins prononcées. En Province, la légère progression permet de finir de compenser les pertes du début de l’année. Cette catégorie retrouve, en cumul à fin septembre, un RevPAR équivalent à l’année dernière. On assiste toutefois à de belles réussites, que ce soit à Metz où le marché a bénéficié du Centre Pompidou, ou à Strasbourg.

Aix-en-Provence et Montpellier se distinguent par un recul de leur chiffre d’affaires hébergement. Ces villes avaient toutefois bénéficié l’année dernière d’évènements exceptionnels. Ainsi, les performances de ces villes avaient progressé dans un contexte de crise. Seule Toulouse fait exception. L’occupation de la ville rose a souffert en septembre d’une nouvelle année de baisse, et ce, sur toutes les catégories. Ces reculs sont compris entre 5% pour les marchés économique et milieu de gamme, à près de 8% pour les établissements haut de gamme.

Sur la Côte d’Azur, les résultats sont contrastés. L’hôtellerie milieu de gamme enregistre de bons scores sur tous les pôles. Sur le marché haut de gamme, la reprise n’est pas partagée par tous. A Monaco, les performances stagnent. Ce résultat est d’autant plus pénalisant que ce marché avait fortement souffert de la crise en septembre 2009. A Cannes, si l’hôtellerie 4 étoiles supérieur bénéfice d’un rebond significatif, l’évolution des deux autres segments est plus morose.