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3 avril 2008 | 17:00 CET

Le fret ferroviaire passe à la grande vitesse

Par La rédaction Business Immo

Carex : c'est le nom de code d'un service de fret ferroviaire à grande vitesse actuellement en cours de réflexion à l'échelle européenne. La première phase de ce projet d’envergure devrait être aboutie au 31 mars 2012 avec l’ouverture de Roissy Carex, premier spécimen du genre. Il a été présenté aux acteurs de l’immobilier logistique dans le cadre d’un petit-déjeuner organisé par le conseil Keops. A Roissy, la réflexion n’est pas nouvelle. Depuis 1999, un certain nombre d’entreprises implantées sur la plate-forme aéroportuaire Roissy CDG réfléchissent, ensemble, à la mise en place d’un service de fret ferroviaire à grande vitesse destiné à desservir les zones situées entre 200 et 800 kms de l’aéroport Paris-Roissy Charles de Gaulle. Le contexte est, il est vrai, propice à ce développement. L’activité fret express et cargo hub de Roissy CDG est en forte croissance. La raréfaction des créneaux aériens de nuit en Europe, le coût variable de l’énergie et la limitation de vitesse des poids lourds depuis le 1er janvier 2007 posent de plus en plus de problèmes aux opérateurs. « Une nouvelle géographie de la logistique pourrait se dessiner. L’évolution du mode de transport terrestre (route, fer et fluvial) est en route. Il est nécessaire de faire face à l’augmentation du transport de marchandises de plus de 50 % d’ici 2020 », met en exergue Jean de Beaufort, directeur de la ligne activités et logistique au sein de Keops. D’autres sites sont à l’étude comme Lyon-Saint-Exupéry ou Lille-Lesquin en France ou Londres, Amsterdam et Liège en Europe. Labellisé «Grenelle de l’Environnement », le projet Carex a reçu le soutien à la fois du gouvernement français et de l’Europe. La pertinence de l’introduction du mode ferroviaire dans la chaîne logistique du fret express et du cargo aérien n’est plus à démontrer. D’autant que le coût est loin d’être prohibitif. « Ce projet représente environ 1 Md€, hors fonctionnement auquel il faut ajouter 300 M€ pour l’ingénierie et le matériel roulant. Ce n’est pas cher pour un réseau européen structuré », souligne Yanick Paternote, président du Comité d’expansion économique du Val d’Oise. Reste à savoir qui pourraient être les financeurs. Les « pères » de ce projet misent sur un partenariat public-privé si les parties parviennent à un accord. « Ce projet va se faire partout en Europe. C’est une certitude. Nous aimerions que Carex reste sous domination française », ajoute l’initiateur de ce projet.

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