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Hate and love

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En direct du Mapic (Cannes) - Le commerce et la ville, c'est un peu comme une longue et tumultueuse histoire d'amour à la sauce "je t'aime moi non plus". Passion, disputes, retrouvailles : les deux protagonistes usent et abusent à l'envi de toute la palette des sentiments. Il faut bien dire que le commerce, sujet politique par excellence, a souvent été mal jaugé et mal jugé par les élus alors même que certains se sont fait un malin plaisir à opposer le centre-ville à la périphérie, le commerce de proximité aux centres commerciaux, les indépendants aux grandes enseignes. Il aura fallu un électrochoc – celui du e-commerce – pour qu'une prise de conscience globale doublée d'un sursaut s'opèrent. Enfin...

Une nouvelle page de l'histoire mouvementée entre la ville et le commerce semble aujourd'hui s'ouvrir. Après l'amour fou – celui des Français pour les centres commerciaux – dans les années 1980. Après l'aveuglement – celui des élus pour le carnage des entrées de ville laissées au seul bon vouloir de quelques commerçants et dépourvues de vision globale – dans les années 1990. Après la remise en question du centre-ville – par les clients et les enseignes – dans les années 2000. Une nouvelle page s'ouvre, une nouvelle page où le territoire ne peut faire sans le commerce. Les centres-villes dominants ne cessent de réinventer le commerce de proximité avec moult nouveaux concepts et services. Une réinvention qui ne doit pas occulter les difficultés des villes petites et moyennes qui se vident de leurs habitants, en conséquence de leurs commerces. Les entrées de ville traversent une mutation sans précédent sous le trait de crayon (et de génie parfois) de quelques aménageurs-promoteurs-investisseurs-architectes. Les centres commerciaux se pensent avant tout comme des destinations. En commerce, sous la pression du e-commerce, les codes et les repères ont changé. Il va falloir s'y habituer.

Et demain ? La prochaine étape dans la relation ville/commerce devrait être plus apaisée. Après la discorde, après le sursaut et la prise de conscience, voici venu le temps de l'union nécessairement sacrée.
Sans doute parce qu'à force d'éducation, nos élus ont enfin compris qu'ils ne pouvaient pas construire la ville sans la dimension commerce.
Il était temps...

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Mots-clés : Bi130, E-commerce, MAPIC
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