Business Immo, le site de l'industrie immobilière

Accélération nette de la hausse des prix dans presque toutes les grandes villes de France (MeilleursAgents)

En partenariat avec

Indice de prix immobilier à Paris au 1er mars 2017 © MeilleursAgents

En seulement deux mois, les prix de l'immobilier ont augmenté de +2,4 % à Paris, où les moyennes tutoient à nouveau les sommets de 2011, alors qu'en Petite couronne, la hausse atteint 1,2 % depuis le 1er janvier, rapporte MeilleursAgents dans la 89e édition de son baromètre mensuel des prix de l’immobilier résidentiel à Paris, en Île-de-France et dans les dix plus grandes villes de France.

Basé sur les promesses de vente signées entre le 1er et le 28 février 2017 qui se transformeront en actes authentiques dans les trois prochains mois, ce baromètre est un indicateur avancé de l’évolution des prix de l’immobilier.

La Grande couronne n’est pas en reste avec une augmentation moyenne de +0,9 %. Le phénomène classique de propagation du centre vers la périphérie joue donc à plein avec le délai habituel de 6 à 8 mois par rapport à la capitale qui avait initié le retour de la hausse des prix.

Les grandes villes de province se classent en deux groupes. À l’instar de Paris, Bordeaux, Lyon et Nantes connaissent de fortes augmentations de prix :

  • Bordeaux : +2,3 % en février, +4,3 % depuis le 1er janvier 2017 et culmine à +9,0 % sur les 12 derniers mois
  • Lyon : malgré un début d’année à la baisse, la hausse est de +5,4 % depuis un an
  • Nantes : avec +0,8 % en février et +2,2 % depuis le 1er janvier, la hausse atteint +4,3 % en un an

Marseille, Montpellier, Toulouse, Strasbourg, Nice et Lille restent quasi stables avec des hausses sur un an comprises entre 0 % et +2 % :

  • Marseille : +2,1 % sur un an - Montpellier : +1,7% sur un an
  • Toulouse : +2 % sur un an et +0,4 % depuis le 1er janvier - Strasbourg : +1,1 % sur un an et stabilité absolue en février - Nice : +1,3 % sur un an
  • Lille : +0,8 % sur un an malgré les baisses de janvier et février (-1,6 % sur deux mois) essentiellement dues à la mise en œuvre de l’encadrement des loyers qui limite les espoirs de rendement des investisseurs.

La situation du marché est claire et totalement dominée par la faiblesse des taux d’intérêt qui se sont stabilisés autour de 1,65 % en moyenne sur 20 ans. Certains très bons dossiers bénéficient de taux encore plus bas jusqu’à 1 % sur des durées d’emprunt plus courtes. Malgré un contexte politique national et international agité, la baisse surprise des rendements des emprunts d’état (taux des OAT 10 ans à 0,90 % en février) repousse, au moins temporairement, la perspective d’une remontée brutale des taux des crédits immobiliers.

Une dynamique favorable à la hausse des prix

Dans ces conditions, les acheteurs ont le sentiment qu’il faut accélérer leur achat avant que les taux ne remontent alors que les prix sont déjà en train de grimper. Ce qu’ils ne payent pas à leur banquier grâce à la faiblesse des taux se retrouve en partie dans le prix du bien qu’ils sont prêts à payer au vendeur. La faiblesse des taux nourrit mécaniquement l’inflation des prix. Mais si les acheteurs accélèrent, ils ne se précipitent pas et n’achètent pas n’importe quoi. Très sélectifs, recherchant des biens de qualité, ils sont prêts à payer le prix pour un achat raisonné et raisonnable.

Du point de vue des vendeurs, les hausses des prix constatées depuis un an leur permet souvent de conclure leurs transactions à des niveaux de plus en plus proches des plus hauts, ce qui a un effet psychologique très positif. Mais il n’y a pas encore de surchauffe ou de quelconque risque de bulle; ne se vendent aujourd’hui que les biens de qualité (construction, aménagement…), en zone urbaine, proches des transports, des écoles et des commerces.

La dynamique de la hausse ne concerne pas encore les zones rurales ni même les résidences secondaires qui souffrent encore de l’atonie du marché et du manque d’appétit des acheteurs. Accélération de la demande qui trouve sur le marché une offre suffisante mais sans excès ni surstocks : ces conditions provoquent naturellement une hausse significative des prix.