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Dans un marché immobilier dynamique, MeilleursAgents craint une surchauffe à Bordeaux

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Ville de Bordeaux © marcociannarel/Fotolia

« Les prix retrouvent en moyenne les niveaux des plus hauts de 2011 sans pour autant que l’on puisse parler de surchauffe et encore moins de bulle ». Voici pour le constat de Sébastien de Lafond, président de la société MeilleursAgents qui vient de dévoiler son dernier baromètre national des prix de l’immobilier.

Pour l’explication de ce phénomène, il précise : « La mécanique est simple : les taux bas encouragent les ménages solvables à passer rapidement à l’action pour profiter de conditions de financement qu’ils risquent de ne pas revoir avant longtemps. Cet afflux de demande rencontre une offre relativement faible ».

En effet, suite à l’augmentation du nombre de transactions, l’offre peine à se renouveler alors que certains vendeurs attendent les élections à venir pour se décider selon MeilleursAgents. « Les stocks s’amenuisent rapidement et sont proches du niveau minimum de 2010 ».

Le retour des primo-accédants se confirme en particulier sur le marché parisien qui voit augmenter sensiblement les prix des petites surfaces (studios et deux-pièces) : +6,8 % depuis un an, +3,1 % depuis le début de l’année et +0,3 % pour le seul mois de mars.

Les hausses de prix se retrouvent de façon homogène à Paris et en Petite Couronne (+0,3 % en mars). La situation est moins linéaire en Grande Couronne où les prix moyens restent stables avec des augmentations en Seine-et Marne (+0,2 %) et dans les Yvelines (+0,3 %) et des baisses dans l’Essonne et le Val d’Oise (-0,3 %).

En province, la plupart des grandes villes voient leurs prix continuer à augmenter. Lyon (+1,1 % en mars) rattrape la petite baisse de février. Nantes (+0,6 %) et Strasbourg (+0,4 %) montrent le dynamisme de leurs marchés.

« Il faut noter le cas particulier de Bordeaux qui avec +1,5 % sur le seul mois de mars a vu ses prix augmenter de +5,9 % depuis le début de l’année et de +10 % sur les 12 derniers mois, souligne Sébastien de Lafond. Attention, la surchauffe guette ! L’attractivité de la ville ne se dément pas mais elle devient de moins en moins accessible ».

Lille (-0,1 %), Toulouse (-0,1 %) et Nice (+0 %) restent quant à elles en queue de peloton.

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