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Rapport : le Mouvement des Green Building Councils

Un Green Building Council (GBC) officiel est une entité sans but-lucratif ayant fait l’objet d’une reconnaissance par le World Green Building Council après mise en oeuvre d’un ensemble de directives et l'acquittement d’une cotisation.

Le World Green Building Council, à l’origine une émanation de l’USGBC américain, agit aujourd’hui comme une fédération internationale regroupant les différents GBCs et promouvant, comme eux, le concept de «transformation du marché».

Le réseau du World Green Building Council comprend des représentants des pays représentés par stade de développement (seuls les membres de plein droit ou «Established members» ont droit de vote et de siège au comité de direction du World Green Building Council) dans le graphique ci-dessous.

L’Europe est la région qui a connu le plus important développement en termes de structuration de GBCs.

Les 30 GBCs (dont 20 sont issues d’États membres de l’Union européenne) que compte la région se sont dotés d’une structure commune dont l’objet est d’informer et de mener des actions de lobbying auprès des instances européennes.

Des réseaux semblables existent pour l’Afrique; la MENA, l’Asie-Pacifique et les Amériques.

En dehors de l’US GBC, de l’Australia GBC et du DGNB allemand, les GBCs sont tous des structures de moins de 5 permanents. La première source de revenu d’un GBC est la plupart du temps la formation, qu’elle soit accréditée (faisant l’objet d’une reconnaissance nationale ou internationale et/ou liée à une certification de compétences) ou pas (dans ce cas il s’agit plutôt de séances de sensibilisation).


Avec une représentation qui couvre plus de 80 pays, le World Green Building Council a entrepris de développer cinq sous réseaux régionaux permettant aux GBCs de travailler et d’échanger sur des sujets les concernant plus directement. Cette structuration permet également au World Green Building Council de mieux comprendre les spécificités de chaque région et améliorer la qualité de son offre de soutien.

L’activité de certification étant strictement encadrée dans la plupart des pays de l’OCDE, et nécessitant compétences et moyens, elle tend à être uniquement le fait des GBCs établis.

Elle ne représente en règle générale (exception faite de l’USGBC) pas plus de 10% du revenu total des GBCs.

La plupart des GBCs se trouvent aujourd’hui à un point d’intersection entre d’une part leur besoin de financements et l’offre de certification qui tend à se multiplier sous la triple influence des acteurs du marché, des organismes de certification, et des pouvoirs publics.

La tendance est à la promotion d’approches combinées. En effet après une première période où les GBCs tendaient à défendre le système de certification dont ils détenaient la licence (aujourd’hui les GBCs ayant le statut d’Established member), on observe notamment parmi les GBCs émergents le souhait d’établir des relations de non exclusivité avec les organismes certificateurs.

Ainsi par exemple en Turquie, en Russie et plus généralement en Europe de l’est, les GBCs tendent à proposer plusieurs systèmes de certification. Ceci leur permet non seulement de consolider leur positionnement comme acteur de référence en évitant la création de groupes tiers dans leur propre territoire mais également de profiter des revenus liés à la formation accréditée.

Avec ce rapport nous avons souhaité rendre compte de la grande diversité d’un mouvement qui a su rassembler en un seul lieu l’industrie de la propriété, l’académie et la recherche, mais aussi les professionnels du secteur construction et les pouvoirs publics.

Les Green Building Councils ont structuré le débat sur la construction durable en mettant en exergue les opportunités de réduction d'impacts sous-jacentes à la transformation du secteur immobilier/construction, mais également les bénéfices économiques qui peuvent en découler.

Ce document rend compte de la façon dont se structure le réseau et donne des exemples concrets de l’action des Green Building Councils à travers le monde.