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Résidences hôtelières urbaines : les indicateurs restent au vert

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En 2013, le chiffre d’affaires hébergement des résidences urbaines a continué de croître, dans des proportions toutefois inférieures à celles observées un an auparavant. En 2012, le marché avait en effet connu une croissance significative des RevPAR , largement soutenue par des stratégies commerciales recentrées sur les courts et moyens séjours plus rémunérateurs et favorisant par conséquent les prix moyens.

Sur les marchés économique et milieu de gamme/haut de gamme, Paris et la première couronne ont maintenu des taux d’occupation élevés en 2013 (76 % à 79 %). La progression des prix de vente a été plus disparate. A Paris, la recette moyenne par appartement loué (RMA) a globalement stagné. Dans le détail, le parc est partagé en parts égales entre les résidences qui ont opté pour une stratégie de modération tarifaire et celles qui ont préféré préserver, voire renforcer légèrement leur prix moyen. En première couronne, la croissance de la RMA a été plus forte (autour de 3 %) et davantage généralisée.

La progression des indicateurs commerciaux a été plus franche en 2013 pour les résidences de la deuxième couronne francilienne. Sur le marché milieu de gamme, la montée en régime de produits encore récents, notamment sur le pôle de Roissy, a nettement influencé la tendance. Pour les résidences économiques, la hausse de près de 4 % des prix moyens est une tendance généralisée. En revanche, malgré une croissance du taux d’occupation de 1,3 % en moyenne, des tensions sur le marché se font jour dans l’ouest parisien, où l’offre s’est particulièrement étoffée récemment. Notons qu’en valeur, les résidences urbaines de la deuxième couronne francilienne réalisent des niveaux de performance inférieurs à ceux relevés à Paris et en proche périphérie, tant en termes de taux d’occupation que de prix moyens. Cet écart est particulièrement important entre décembre et février, période durant laquelle les résidences plus éloignées de la capitale peinent parfois à optimiser leur fréquentation.

En régions, le marché milieu de gamme a vu sa fréquentation progresser sensiblement. Le taux d’occupation de 61 % reste toutefois modéré. Il traduit les difficultés rencontrées sur certaines destinations où l’offre doit faire face à une conjoncture morose et à un renforcement récent du parc. En 2013, Marseille et les Portes de Genève se sont distinguées en affichant des performances supérieures à la moyenne et en croissance. A l’inverse, les résidences milieu de gamme de Lyon et Toulouse ont enregistré une chute de leur fréquentation de 4 % à 6 % en moyenne, non compensée par l’évolution des prix moyens.

Sur le segment économique, 2013 a été marquée par une hausse quasi généralisée des prix moyens. La croissance de l’indicateur est modérée mais elle intervient après une année 2012 durant laquelle de nombreux opérateurs avaient privilégié la RMA, en forte progression, au détriment du taux d’occupation. Cette modération tarifaire a permis de faire croître le niveau de fréquentation, qui reste cependant inférieur à 60 % sur les agglomérations de moins de 200 000 habitants. Malgré un assainissement du marché depuis 2010, force est de constater que certains produits implantés sur des sites secondaires ou sur des marchés particulièrement concurrentiels peinent encore à dégager des revenus suffisants pour couvrir leurs charges fixes.


Les statistiques présentées sont tirées de l’Observatoire In Extenso Conseil Tourisme Hôtellerie et Restauration dédié aux résidences urbaines. Réalisé en partenariat avec la plupart des opérateurs du secteur et avec des exploitants indépendants, il rassemble près de 60 % de l’offre nationale. Le marché des résidences hôtelières urbaines fait par ailleurs l’objet d’une analyse annuelle détaillée (principaux acteurs, évolution de l’offre, performances commerciales, etc.), à paraître au printemps.