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15 novembre 2003 | 23:00 CET

SOPHIA : LA SFL PEUT-ELLE SURENCHERIR ?

Par La rédaction Business Immo

L'équipe dirigeante de GE Real Estate Investissement France a annoncé le lancement d’une OPA sur Sophia au prix de 41 € l’action alors que la SFL se contente d’une OPA/OPE dans laquelle l’action de Sophia est valorisée 38,5 € en cash ou 4 actions Sophia pour 5 actions SFL. Le groupe AGF a clairement annoncé sa préférence pour l’offre de GE Real Estate Investissement France sur Sophia. Dans un communiqué publié le 4 novembre, l’assureur indique qu’il « se prononcera le moment venu avec intention d’apporter ses titres à l’offre le mieux disante en numéraire ». De son côté, à l’heure où nous publions, la Société Générale ne s’est pas prononcée officiellement. Mais, la banque a clairement indiqué qu’elle acceptait l’offre de la SFL sous réserve d’absence de surenchère. La SFL peut-elle contre-attaquer ? Dans un communiqué, la foncière rappelle qu’elle continue « à considérer son projet industriel et financier comme le meilleur pour les deux entreprises, leurs actionnaires et leurs salariés ». Aucune ébauche de contre-offensive n’est esquissée dans la communication de la foncière. « La Foncière Lyonnaise dispose d’une petite marge de manœuvre, explique Philippe Tannenbaum, analyste financier chez Crédit Lyonnais Securities France. Elle peut surenchérir de 2 à 5%. L’opération resterait relutive d’autant que l’ANR de Sophia – à l’instar de toutes les foncières cotées – a été artificiellement tiré vers le bas servant d’assiette à l’exit tax dans le cadre du nouveau statut SIIC. L’équipe dirigeante de la Foncière Lyonnaise, qui a participé à la data-room, connaît la réelle valeur des immeubles de Sophia ». Reste à savoir si la SFL a les moyens financiers. « Son endettement est élevé, mais rajouter 5% de dette ne serait pas dramatique », estime Philippe Tannenbaum. A défaut, la Foncière Lyonnaise serait pratiquement condamnée. « La SFL pourrait devenir une proie en cas d’échec de l’OPA de Sophia », tranche l’analyste financier. Et déjà les prédateurs tournent, parmi lesquels le nom d’Unibail revient le plus souvent. De son côté, le conseil d’administration de Sophia a mandaté son président, Rémy Gancel, (photo ci-contre) pour se rapprocher de GE « en vue d’approfondir ses intentions et de discuter les modalités opérationnelles de son projet pour Sophia ». Le conseil d’administration de Sophia a toutefois conclu, à l’unanimité moins deux abstentions, que l’offre de la SFL « est conforme à l’intérêt de Sophia, de ses salariés et de ses actionnaires », s’appuyant sur l’avis de Merrill Lynch qui estime les termes financiers de l’offre de la SFL « équitables pour les actionnaires et les titulaires d’obligations convertibles Sophia ». La banque d’affaires va maintenant plancher sur l’offre de GE.

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