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Marché immobilier : Hausses de prix modérées sur fond d’incertitude pré-électorale (MeilleursAgents)

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Ville de Bordeaux © marcociannarel/Fotolia

MeilleursAgents publie la 91ème édition de son baromètre mensuel des prix de l’immobilier résidentiel à Paris, en Île-de- France et dans les dix plus grandes villes de France. Basé sur les promesses de vente signées entre le 1er et le 30 avril 2017 qui se transformeront en actes authentiques dans les 3 prochains mois, ce baromètre est un indicateur avancé de l’évolution des prix de l’immobilier.

"Les tendances constatées ces derniers mois se poursuivent, déroule MeilleursAgents. Malgré une légère hausse des taux, les ménages solvables bénéficient encore d’excellentes conditions d’achat." 

Et de poursuivre : "Constatant les hausses mais restant prudents en attendant les résultats des élections, les propriétaires conservent majoritairement leurs biens. L’action conjuguée de l’augmentation de la demande et de la restriction de l’offre crée naturellement une hausse sensible des prix." 

A Bordeaux, les prix sont en surchauffe avec des hausses supérieures à +11 % sur 12 mois. Ailleurs, MeilleursAgents n'enregistre aucune spéculation sur le marché immobilier. "Le résultat des élections et les orientations qu’imposera le prochain Gouvernement pourraient impacter fortement et durablement l’évolution du marché."

"En avril, les taux de crédit immobilier sur 20 ans sont passés en moyenne de 1,75 % à 1,85 % après être restés stables depuis le début de l’année, déroule Sébastien de Lafond, président de MeilleursAgents. Nous nous rapprochons de nos prévisions de début d’année, anticipant une hausse des taux graduelle qui pourraient atteindre 2 à 2,5 % au deuxième semestre. Cette hausse limitée ne casse nullement la dynamique du marché que nous constatons depuis déjà près d’un an." 

"Que prévoir après les élections ? L’incertitude prévaut quant aux résultats des élections tant pré- sidentielles que législatives. Quel sera le prochain Gouvernement ? Quelles seront ses décisions ? Difficile aujourd’hui de répondre à ces questions tant les programmes des deux candidats restent flous en matière d’immobilier souvent vu comme une variable d’ajustement fiscal et tant la composition du parlement influencera la composition du Gouvernement et ses décisions" ajoute Sébastien de Lafond.

La situation à Paris, en région parisienne et dans les grandes villes de province

A Paris, les prix ont augmenté de +0,4 % en avril ce qui représente une hausse de +3,1 % depuis le début de l’année et de +6,2 % sur les 12 derniers mois. "Les prix dans la capitale retrouvent leurs niveaux record, des records qui devraient être probablement dépassés avant l’été" indique MeilleursAgents. Nous notons le retour sur le marché à Paris de certains biens haut de gamme à des prix très élevés, parfois déconnectés de la réalité du marché."

En Petite Couronne, l’effet de propagation de la hausse parisienne joue à plein avec +0,3 % en avril dans les Hauts-de-Seine et +0,2 % dans le Val-de-Marne. Seule la Seine-Saint-Denis affiche une baisse sur un mois de -0,3 %. En Grande Couronne, les prix sont plus orientés à la baisse : -0,2 % en moyenne.

Dans les grandes villes de province, les prix sont majoritairement en hausse en avril. 

A Lille (+0,8%), "la tendance baissière des prix depuis l’annonce de l’encadrement des loyers semble s’inverser". "Est-ce que l’encadrement des loyers a été accepté par les investisseurs ? Est-ce grâce à un découpage plus homogène et plus raisonnable qu’à Paris ou par manque de contrôle des loyers réellement demandés ? Il est sans doute encore trop tôt pour mesurer tous les impacts de cet encadrement sur le marché lillois" s'interroge MeilleursAgents. 

Marseille (+0,1 %), Nice (+0,2 %), Nantes (+0,2 %) et Lyon (+0,3 %) restent quant à elles en queue de peleton. 

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