Logement
Point de vue d'Anthony Perrat, UneMaisonBleue.com

Quelle est la valeur réelle d'un logement à vendre ?

Ceux qui ont déjà vendu un logement s’en souviennent sûrement : lorsque l’on demande à un agent immobilier le prix de sa maison ou de son appartement à vendre, la réponse est souvent la même : « combien en voulez-vous ? » (amusant, alors que le professionnel est censé en faire l’estimation) ou, si le vendeur n’a pas d’idée, « je peux vous en obtenir 300.000 €, net vendeur. » Et si, avec un peu d’audace, on ose demander à combien se monte sa commission, la réponse est invariablement : « Je ne peux pas vous dire exactement, mais l’important est le prix net vendeur que vous en percevrez, non ? »

Eh bien, ma réponse est non ! Cette façon astucieuse de cacher discrètement le montant de la commission d’agence est une pratique plus que douteuse pour contourner la vraie question du vendeur : quelle est la valeur réelle de mon bien ? Car celui-ci ne correspond pas au seul « net vendeur », comme veulent le laisser croire de nombreux professionnels pratiquant des commissions élevées, mais au prix net vendeur auquel s’ajoute la commission d’agence. La valeur du logement est le prix global qu’est prêt à payer un acheteur et non la somme qui reviendra au vendeur. Dans notre exemple d’un bien annoncé à 300.000 € « net vendeur », le prix qu’affichera l’agence auprès de sa clientèle acheteuse sera de 318.000 € si la commission est de 6%. Le logement en question vaut donc 318.000 € et non pas 300.000 €.

Il est d’autant plus important de partir de ce chiffre global que cela permet d’entrer dans une phase de saine mise en concurrence des professionnels, comme cela se fait dans tous les Quelle est la valeur réelle d’un logement à vendre ? Simple : le prix que l’acheteur est prêt à payer, c’est-à-dire le « net vendeur » + la commission d’agence Le vrai prix d’un logement est rarement connu par son vendeur, du fait de l'opacité sur les frais d'agence ! Stop au concept du net vendeur ! autres domaines économiques… Les consommateurs immobiliers ont droit, eux aussi, de faire jouer la concurrence ! Encore faut-il qu’ils décident d’utiliser ce droit et l’imposent aux agents immobiliers, en exigeant une communication claire sur le montant de la commission qui est le prix, en fin de compte, d'une prestation d'accompagnement et de conseils d'un professionnel qualifié dans le cadre d'une transaction immobilière.

Dans notre exemple de bien d’une valeur de marché de 318.000 €, le montant de la commission d’agence est important pour le vendeur. On a vu que 6% lui permettait d’espérer un chèque de 300.000 € (sans négociation). Mais s’il faisait jouer la concurrence et allait voir une agence pratiquant un commission plus faible (5.980 € par exemple !), le chèque reçu par le vendeur serait de 312.020 €. Une différence non négligeable de 12.020 € quand même, pour un travail identique !

En conclusion, je dirais « stop au concept du net vendeur ! » très défavorable financièrement aux vendeurs. »