Territoires

Gilles Betthaeuser, président AOS Studley

« C’est un vrai pari de s’implanter au Business Village de Val d’Europe »

« AOS Studley a un positionnement de conseil en immobilier 100 % utilisateur. Nous sommes implantés dans une dizaine de pays et réalisons 50 % de notre chiffre d’affaires en France (100 M€ en 2010). Notre mission est d’accompagner les problématiques tertiaires des grandes entreprises. Le territoire de Val d’Europe présente de nombreux attraits pour les utilisateurs : d’abord une desserte optimisée, qui rend le site très compétitif grâce à l’innervation des grands axes, de l’aéroport et des infrastructures ferroviaires. C’est également la qualité globale du site qui séduit, en termes de localisation, d’environnement, d’agrément, de sécurité et de proximité avec les grands parcs. Il s’agit d’un territoire en phase avec les attentes des entreprises d’Ile-de-France. Mais, aujourd’hui encore, pour un utilisateur, c’est un vrai pari de s’implanter à Val d’Europe.
 
Le principal frein de ce territoire n’est pas le fait qu’il soit éloigné de Paris, c’est la perception de l’éloignement qu’en ont les utilisateurs. Ils ne pensent pas que c’est loin, ils pensent que c’est très loin ! Les entreprises qui peuvent s’y installer ont plutôt une typologie de head office ou de back office avec des activités sédentaires, qui ne nécessitent pas une proximité immédiate avec Paris. De la capitale au Business Village de Val d’Europe, il faut compter entre 40 et 55 minutes. Je pense que l’on doit réduire le trajet à 30 minutes, en proposant des possibilités de transport en commun par des lignes directes. Toutes les infrastructures sont là pour y parvenir. Les pouvoirs publics et les collectivités doivent travailler sur le problème de la desserte en transport en commun, et communiquer sur la qualité de l’accessibilité de ce territoire. Il faut déminer et dépassionner ce sujet.
 
Nous avons implanté au Business Village de Val d’Europe la société Henkel, qui a été séduite par la qualité des infrastructures, de l’environnement et des immeubles proposés. Mais ils doivent aujourd’hui faire face à la problématique du recrutement local qui devrait s’améliorer avec le temps.
La première chose qui vient à l’esprit des entreprises, lorsqu’on évoque Val d’Europe, ce sont indéniablement en premier lieu les parcs Disney et ensuite les centres commerciaux. La diversification économique n’arrive qu’en troisième position. Val d’Europe est d’abord vu comme un territoire de loisirs plutôt qu’une zone d’activités. Cela joue à la fois en sa faveur et en sa défaveur. En sa faveur, d’abord, parce que les entreprises identifient tout de suite le territoire, ce qui est plutôt valorisant en termes d’image et est également un attrait pour les familles. En sa défaveur, ensuite, parce que c’est réducteur : Val d’Europe n’est pas que l’addition d’une destination touristique, si renommée soit-elle, et d’un centre commercial d’envergure régionale. Je pense qu’il faut autant capitaliser sur l’impact positif de Disney que sur le Business Village en plein développement et en pleine diversification et ceci, en communiquant. Les pouvoirs publics n’ont pas encore suffisamment pris la mesure de cette nécessité de communiquer. Aujourd’hui, c’est avec une liaison rapide en transport en commun ce qui manque à Val d’Europe. Ce territoire a toutes les qualités nécessaires. Tout ce qui y est fait va dans la bonne direction. Il faut simplement le faire savoir. »
 
Article réalisé dans le cadre d'un hors-série dédié à Business Village de Val d'Europe.