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L’immobilier, gisement d’efficience et de créativité

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De l'immobilier raison à l'immobilier émotion

L’immobilier est souvent perçu par l’entreprise ou le particulier comme un passage obligé, une obligation de moyens, une servitude coûteuse... Les projets immobiliers exigent de réunir des dimensions parfois irréconciliables (investissement et risque, aujourd'hui et demain, efficacité et plaisir,...), de penser en même temps le contenant (la surface, le bâtiment, le territoire) et le contenu dans un mouvement complexe de marchés, d'usages ou de technologies.

Efficace et utile, le projet immobilier est aussi un marqueur de la transformation d'une ville, d'une entreprise, d'une famille. Choisir son lieu de travail, acquérir son logement, concevoir un magasin, imaginer un équipement public restent des actes forts et rares, complexes et engageants.

Pour une entreprise, l'immobilier reste-t-il un vecteur d’efficacité économique ?

Oui, lorsqu'on rappelle que l'immobilier est souvent le 2ème poste de coûts opérationnels, après la masse salariale et qu'au moment où la reprise s’installe, l’enquête EY sur les grands quartiers d’affaires mondiaux indique l’importance cardinale de l'immobilier pour attirer et retenir les talents. Et encore oui, quand on sait, par exemple, qu’une implantation tertiaire conçue il y a seulement 10 ans peut être optimisée en moyenne de 20% et générer des économies substantielles.

Optimiser son immobilier s’actionne en général par 3 leviers. D'abord, la réduction des coûts d’occupation par l’optimisation des surfaces, des baux et des dépenses d’exploitation. Puis, quand l’analyse de la performance immobilière révèle des marges plus importantes, on peut s'attaquer à la valorisation du parc, à des arbitrages patrimoniaux tels que la reconversion ou la cession d’actifs. Enfin, agir sur la fonction immobilière elle-même reste un gisement considérable d’efficience, tant dans l’organisation que dans les systèmes qui exploitent l’immobilier.

Heureusement, l'actualité technologique accompagne ces projets. Par exemple, l’internet des objets facilite l’installation de capteurs sur les objets et outils du quotidien et permet de suivre la vie immobilière à distance, d'intervenir ou de gérer en temps réel... ou presque.

Concevoir des lieux et des territoires différents

Nouveaux modes de vie et de travail, nouvelles technologies et nouvelles générations, enjeux climatiques et énergétiques,  l'immobilier est au premier rang des "disruptions" les plus profondes de notre monde. Celles-ci imposent de prendre en considération une dimension majeure, celle du territoire qui entoure le site, le bâtiment ou l'équipement.

Nos métropoles concentreront deux tiers des habitants de la planète d’ici 2050. Leur développement impose déjà la mixité des fonctions, la gestion simultanée des lieux ou des usages, mais aussi des réseaux de transport, d'énergie ou de communication qui les relient. Elles rendent évidente l’économie collaborative qui, dans l'immobilier, crée de nouveaux objets et de nouvelles méthodes, du coliving au coworking en passant par le crowdfunding. Innovations hier, voici les prérequis de l’immobilier aujourd'hui.

Ces trois dimensions - performance, innovation, territoire - qu’EY évoque dans le Baromètre des Métiers de l'Immobilier et de la Ville, sont à l'agenda commun des utilisateurs (entreprises, habitants, consommateurs,….), des professionnels de l’immobilier qui conçoivent, construisent, financent et mettent en marché les projets immobiliers (investisseurs, foncières, promoteurs,…), mais également des acteurs publics qui préparent l’aménagement des territoires et les infrastructures de demain.

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