Hôtels/Loisirs

La progression du CA hébergement ne dépassera pas 2 % en 2014 dans l'Hexagone (In Extenso)

In Extenso et Deloitte ont dévoilé vendredi au Palais Brongiart les tendances de l’hôtellerie pour 2014. L’année en cours s’annonce compliquée, dans le prolongement de 2013.

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L’industrie hôtelière n’a pas échappé à la conjoncture difficile en 2013. L’occupation des établissements stagnent. Il oscille entre + 0,2 % pour les établissements « économique » et -2,3 % pour ceux « super-économique ». Dans le même temps, les prix moyens ont subi une forte pression.  

Seule l’hôtellerie de luxe affiche une croissance remarquable. La recette moyenne par chambre louée (RMC) a atteint 403 €, soit une progression de 5,4 % par rapport à décembre 2012. Ce segment a surtout bénéficié de la reprise économique américaine et asiatique selon les experts d’In Extenso.

L’année 2014 devrait être à nouveau faste en 2014 pour l’hôtellerie de luxe. In Extenso prévoit une croissance du chiffre d’affaires hébergement comprise entre 4 et 6 % alors que l’offre va croitre avec l’ouverture du Peninsula, la réouverture du Plaza Athénée, le repositionnement du Prince de Galles…   

Les autres secteurs ne connaîtront pas le même succès : de 1 à 2,5 % pour l’hôtellerie « haut de gamme », de 0,5 à 1,5 % pour celle « milieu de gamme », de 0,5 à 1,5 % pour celle « économique » et de -0,5 à 1 % pour celle « super-économique ». Tous segments confondus, In Extenso table sur une augmentation du CA hébergement comprise entre 1 et 2 % dans l’Hexagone.

L’année s’annonce donc difficile. « Des dispositifs comme le CICE sont des bonus à utiliser dans cette période difficile », note Olivier Petit, associé d’In Extenso. Autre piste évoquée : un positionnement plus fort des métropoles sur l’événementiel. En 2013, Marseille a bénéficié de son statut de capitale européenne de la culture. Le RevPAR (revenu moyen par chambre disponible) a augmenté par exemple de 11 % dans l’hôtellerie phocéenne de milieu de gamme pour atteindre 69 €.

Ce bon résultat a toutefois été réalisé dans un environnement fiscal différent : la TVA est passée de 7 à 10 % dans l’hôtellerie au 1er janvier 2014. Olivier Petit précise : « Son impact est difficile à mesurer aujourd’hui ». Réponse dans quelques semaines.

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