Les pressions foncières en milieux agricoles et naturels

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Régulièrement depuis 1994, l’IAU île-de-France et la SAFER analysent ensemble les mouvements fonciers des espaces ruraux et périurbains au travers du marché dont cette dernière a connaissance. Le marché foncier de l’espace rural francilien, traditionnellement peu actif par rapport à celui d’autres régions, se révèle finalement peu sensible à la crise financière et immobilière apparue en 2008. Il demeure avant tout gouverné par les tensions qui naissent de la présence d’une agglomération de près de 12 millions d’habitants sur un territoire régional réduit et sur lequel après avoir stoppé la diminution des espaces naturels, nos concitoyens et leurs élus cherchent à y maintenir une agriculture vivante.

Certes, le nombre de DIA a diminué et retrouve le niveau qu’il avait au début de la décennie 2000. Mais la valeur de l’ensemble du marché ne cesse de croître, année après année, et de manière impressionnante. Celle-ci a presque triplé en 10 ans, ce qui traduit bien l’extraordinaire concurrence qui s’exerce sur l’usage du sol et qu’analyse la présente étude.

En revanche, la diminution, constatée depuis encore plus longtemps, de la superficie totale vendue révèle un phénomène d’une autre nature : le développement des sociétés en agriculture, tant sur la propriété que sur l’exploitation, qui fait disparaître les mutations des écrans de l’observation foncière. Il est souhaitable que, dans un proche avenir, les cessions de parts de société soient obligatoirement déclarées à la SAFER afin de rétablir la vision de l’ensemble du marché.

Car au moment où le SDRIF est en cours de révision, on mesure bien l’intérêt de la présente étude et de l’observation foncière en générale pour venir en aide à la décision des acteurs publics lors de l’élaboration des documents d’urbanisme locaux.

L’Ile-de-France, dès 1994, avait déjà anticipé l’observatoire de la consommation des terres agricoles prévu par la loi de modernisation agricole du 27 juillet 2011, en se dotant de l’observatoire « OCEAN » que le préfet de région vient de réactiver.

L’étude sur les « Pressions foncières en milieux agricoles et naturels » qui vient d’être mise à jour en est l’utile complément. La connaissance de ces pressions foncières peut en effet être un outil precieux pour mieux anticiper la consommation d’espace et s’organiser en amont des phénomènes de destructuration des espaces agricoles et naturels.

Source : Institut d'Aménagement et d'Urbanisme (IAU)

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