Chiffres & statistiques

Conjoncture énergétique - Juillet 2014

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La production d’énergie primaire du mois de juillet, en glissement sur douze mois, affiche une hausse pour le second mois consécutif, à un rythme toujours vigoureux : + 7,6 % par rapport au mois de juillet 2013, pour un total de 9,8 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep). Comme en juin, cette évolution est liée à un surcroît de la production d’électricité nucléaire (+ 8,8 % sur un an). A contrario, la production d’électricité renouvelable recule légèrement dans son ensemble, du seul fait de l’hydraulique, dont la production est en baisse depuis avril (- 1,9 % entre juillet 2013 et juillet 2014), par rapport aux niveaux élevés observés en 2013. La production éolienne croît quant à elle de 9,3 % sur un an.

Mesurée en glissement annuel, et après avoir été orientée à la baisse durant les cinq premiers mois de l’année, la consommation d’énergie primaire a retrouvé le chemin de la croissance depuis le mois de juin. En juillet, cette tendance se poursuit, à un rythme toutefois deux fois moins rapide que le mois précédent (+ 1,2 %).

Compte tenu de l’écart entre la hausse de la production et celle de la consommation, avec un effet plus marqué pour la première, le taux d’indépendance énergétique gagne 3,2 points et se maintient ainsi, en cumul sur les douze derniers mois, légèrement au-dessus de la barre symbolique des 50 %.

En données corrigées des variations saisonnières, climatiques, et des jours ouvrables (CVS-CVC-CJO), la consommation d’énergie primaire est stable entre juin et juillet, après deux mois de hausse consécutive. Cette stagnation masque des évolutions contrastées entre les différentes formes d’énergie : progression franche pour le gaz naturel et l’électricité primaire (respectivement + 1,8 % et + 1,1 % sur un mois), moindre pour le charbon (+ 0,5 %). Enfin, la consommation de pétrole fléchit de 2,3 % sur un mois.

La facture énergétique française se replie pour le deuxième mois consécutif, de 11,8 % en juin par rapport à mai, du fait du solde importateur des produits pétroliers et du gaz, pour un total de 4,2 milliards d’euros (Md€). Mesurée en cumul sur les douze derniers mois, entre juillet 2013 et juin 2014, elle s’établit à 61,1 Md€, soit un recul d’environ 10 % par rapport à la même période de l’année précédente

Source : Ministère de la transition écologique et solidaire

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  • Sylvain Moreau

    Chef du service de l’Observation et des statistiques - Commissariat Général au Développement Durable

    Auteur(e) de 234 études