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Le baromètre LPI-Seloger des prix immobiliers - avril 2018

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Le baromètre LPI-Seloger des prix immobiliers - avril 2018

Tensions saisonnières sur les prix de l’ancien
Après plusieurs mois d’allègement des tensions sur les prix des logements anciens, le rythme de la hausse a rebondi en mars, comme cela est habituel à la fin de l’hiver. La progression des prix signés constatée au cours des 3 derniers mois a été de 1.2 % en mars pour l’ensemble du marché, contre + 0.8 % il y a un an à la même époque. En effet, alors que les prix des maisons reculaient depuis l’été 2017, ils ont rebondi en mars, avec + 1.8 %. Alors que les prix des appartements augmentent toujours à un rythme modéré (+ 0.8 %) qui n’a guère varié depuis l’été dernier.

Aussi, le rythme d’augmentation des prix signés mesuré sur un an ne fléchit plus et il se stabilise en mars, au niveau constaté depuis le début de l’année : + 4.3 % sur un an, après avoir culminé à 4.6 % en septembre 2017. Et si la hausse reste la plus forte pour les appartements (+ 4.7 % sur un an), elle se maintient à ce rythme depuis novembre 2017. Alors que la hausse des prix des maisons (+ 3.6 % sur un an) se fait maintenant plus vive qu’au cours des derniers mois.

Baisse des prix du neuf en mars
Les prix des logements neufs ont baissé en mars : - 0.7 %, au cours des 3 derniers mois. Déjà, le rythme de progression des prix avait ralenti au cours des deux premiers mois de l’année, comme cela est habituel durant les mois d’hiver. Mais le recul constaté en mars n’a rien d’exceptionnel à cette période de l’année. D’autant qu’il s’inscrit dans un paysage dominé par la contraction de la demande en réponse à la dégradation des soutiens publics (PTZ et dispositif Pinel) sur de nombreux territoires et à la suppression des aides à l’accession.

Aussi, le lent ralentissement du rythme annuel de progression des prix se confirme : avec en mars, + 3.1 %, contre 3.4 % en décembre 2017. Ce sont les prix des maisons qui ralentissent le plus rapidement, avec une progression de 5.2 % sur un an, contre plus de 5.6 % en moyenne durant l’automne dernier. Alors que sur le marché des appartements, l’atterrissage est beaucoup plus lent, avec en mars + 2.6 % sur un an, contre 2.9 % en décembre 2017.

Des tensions sur les prix très fortes dans 25 % des villes
Alors que France entière la demande s’est affaiblie depuis l’été dernier, le rythme de progression des prix des appartements est stabilisé à 4.7 % depuis novembre 2017. Pourtant, dans un quart des villes de plus de 100 000 habitants, la hausse des prix y est plus rapide. Ainsi à Bordeaux où l’augmentation des prix des appartements anciens accélère encore en mars, au rythme de 16.4 % sur un an, après une pause relative en février. L’accélération se constate aussi sur Lyon et sur Rennes, voire sur Paris. Et la hausse reste soutenue sur Lille.

Ainsi sur Paris où la hausse est maintenant de 8.1 % sur un an, les prix y dépassent les 10 000 €/m² dans 8 arrondissements et s’en rapprochent dans 2 autres !

Mais face à une demande déprimée, les prix reculent toujours à Besançon, au Mans et à Mulhouse. Alors qu’ils sont à peu près stabilisés sur un an à Clermont-Ferrand, Grenoble, Limoges, Nice et Tours. 

Source : Seloger.com

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