Point marché 2015

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Malgré un ralentissement conjoncturel depuis quelques mois, l'Allemagne tire la croissance en Europe, contrairement à la France qui traverse une période de stagnation. L'augmentation du PIB de 0,3 % au 3e trimestre 2014, bien que supérieure aux estimations, et les anticipations pour le 4e trimestre, entre 0,1 % et 0,2 %, ne suffiront pas pour compenser le retard du 1er semestre. Ainsi, selon l'Insee, les prévisions de croissance du PIB en France les plus récentes s'établissent à 0,4 % pour 2014, puis 0,7 % en 2015, des niveaux légèrement inférieurs à ceux de la zone euro (0,8 % en 2014 et 1,0 % en 2015).

Évolutions du prix du pétrole, compétitivité-prix, conditions de crédit et politiques budgétaires ont étouffé la reprise française à partir de 2012. Ces 4 éléments devraient continuer à avoir un impact récessif en 2014 / 2015 de l'ordre de 1 à 2 points de PIB par an, ce qui explique entre autres que la croissance française reste bien inférieure à son potentiel annuel, pour sa part estimé entre 2,1 et 2,4 %.

Après quelques craintes en cours d'année, le risque de déflation semble toutefois écarté : l’inflation s’élève à 0,5 % environ en France comme en zone euro. Le prix du pétrole en baisse, les taux d'intérêt historiquement bas (OAT 10 ans autour de 0,9 % et Euribor 3 mois à 0,08 % fin décembre 2014) et la dépréciation récente de l'euro, qui favorise les exportations, comptent parmi les facteurs de soutien de l'économie française. Certains indicateurs des enquêtes de l'Insee se sont ainsi améliorés en novembre, même si les taux de marge et d'investissement des entreprises peinent à remonter.

Source : Keops

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