Immobilier d'entreprise - S1 2016

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Malgré le ralentissement conjoncturel mondial cette année, l’Eurozone résistait bien jusqu’ici. L’économie française évoluait lentement vers un retour à son potentiel de croissance : celle du PIB aurait pu remonter en 2016 à 1,6 % selon le FMI, ou même à 1,7 % selon Oxford Economics, niveau auquel elle se serait stabilisée jusque 2020.

Le choc du Brexit, lors du référendum du 23 juin dernier, est venu soudainement changer la donne. Les économistes tentent de mesurer son incidence, positive ou négative, sur l’économie française. Le consensus suggère une croissance 2016 révisée prudemment autour de 1,4 %. D’un côté, le Brexit devrait freiner un peu la reprise dans la zone euro, de l’autre, il peut s’avérer une chance pour la France, en jouant notamment le rôle d’accélérateur du projet du Grand Paris. Dans l’immédiat, la crise de confiance est surtout politique et les marchés financiers spéculent, même si une période de transition d’au moins 2 ans est prévue pour que la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne prenne effet.

Parmi les facteurs toujours favorables, même sur fond de Brexit : le taux de change €/$, le prix du pétrole et les taux d’intérêts, tous trois toujours très bas. La France devrait ainsi bénéficier toute l’année 2016 de conditions stimulantes pour son économie, à la fois sur le marché domestique et à l’export.

En revanche, elle est aussi paralysée par une agitation sociale grandissante : grèves et manifestations se multiplient contre le projet de loi "Travail", qui fait début juillet l’objet, contesté, de l’article 49.3. Pourtant, d’après les économistes, l’impact de cette réforme serait moindre, et reste difficile à quantifier à ce jour.

Source : Nexity Conseil et Transaction

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