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Note de conjoncture sur les loyers du marché locatif privé à fin novembre 2016

Une étude produite par

Note de conjoncture sur les loyers du marché locatif privé à fin novembre 2016 © Clameur

Déjà l’année 2015 avait enregistré une progression rapide du nombre des relocations et des locations nouvelles réalisées (+ 11.4 %) : depuis le début de l’année, l’activité du marché locatif privé progresse encore, avec + 8.9 % sur les dix premiers mois de 2016, en glissement annuel1.
Ainsi, le marché affiche maintenant un taux de mobilité résidentielle2 particulièrement élevé, bien au-delà de celui qui se constatait dans la première moitié des années 2000, avant que ne se déclenche la grande dépression.

Après avoir profité du renouveau habituel de l’activité qui s’observe avec le retour du printemps, le marché a donc pleinement bénéficié de la pression de la demande qui s’est renforcée, comme chaque année, durant l’été. Et cette année, la pression de la demande est restée soutenue jusqu’en novembre, alors qu’habituellement le marché redevient beaucoup plus calme dès le début de l’automne. La mobilité s’est alors établie à 33.0 % sur les dix premiers mois de l’année, à son plus haut niveau depuis 1998.

Dans ce contexte, les loyers de marché3 se sont ressaisis, après un début d’année maussade. Et comme chaque année, la pression sur les loyers s’est renforcée durant l’été. Depuis le début de 2016, les loyers augmentent donc, après avoir reculé en 2015 : + 1.0 % sur les dix premiers mois de l’année, en glissement annuel (après - 1.1 %, en 2015 à la même époque).

Pourtant, si on se limite aux 20 premières villes par le nombre des habitants, dans 25.0 % d’entre elles les loyers baissent ou ne progressent que très lentement et moins vite que l’inflation. En outre, depuis 2013, dans 60.0 % des villes de plus de 146 000 habitants les loyers de marché ont augmenté moins vite que l’inflation (+ 0.4 % en moyenne chaque année, d’après l’INSEE) et dans les autres villes, la hausse a été contenue, de moins de 1 % dans la plupart des cas. Les loyers ont même reculé à Lille, à Marseille, à Nîmes, à Saint Etienne ou à Toulon. Ils ont stagné au Havre et à Montpellier. Et ils n’ont que très faiblement progressé à Angers, à Dijon, à Grenoble, à Lyon, à Nantes, à Rennes, à Strasbourg et à Toulouse.

Source : Michel Mouillart - Clameur
 


1 En glissement annuel, le nombre moyen de relocations et de locations nouvelles observées par CLAMEUR sur les dix premiers mois de 2016 est comparé au niveau constaté en 2015 à la même époque.
2 Le taux de mobilité résidentielle des locataires du secteur privé mesure la proportion de logements du secteur locatif privé qui sont remis chaque année sur le marché : comme les logements disponibles à la location proviennent pour plus de 95 % d’une relocation, cet indicateur permet d’apprécier l’activité du marché locatif privé.
3 Les loyers de marché sont mesurés lors d’une relocation ou d’une location nouvelle, pour les seuls logements du secteur libre. Leur évolution ne peut donc se comparer à celle de l’IRL qui régit les baux en cours. Et elle ne doit pas être confondue avec la variation des loyers entre deux locataires qui est trop souvent utilisée pour « illustrer » le caractère excessif des hausses de loyers constatées dans les grandes villes.

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