Conjoncture bâtiment à la fin mars 2016

Publié le

Une étude produite par

La reprise de l’activité se dessine très progressivement dans le bâtiment depuis la fin 2015, comme en témoigne globalement l’amélioration du côté des matériaux mis en oeuvre par le secteur, notamment ceux très utilisés dans le gros-oeuvre, la hausse des carnets de commandes, là encore singulièrement dans le gros-oeuvre, ou l’accélération des crédits à l’investissement.

Toutefois, cette reprise n’est pas générale. D’une part, elle concerne principalement le neuf. Plus précisément, dans un contexte de stabilisation à haut niveau de la commande locative sociale, la forte hausse des ventes de logements du secteur privé commence à faire sentir ses effets. De fait, elles ont progressé de 13 % en glissement annuel sur douze mois à fin janvier 2016 (février 2015→janvier 2016 / février 2014→janvier 2015) dans l’individuel diffus d’après le Markemetron. Bien que les données Sit@del2 peinent à retracer les conséquences de ces évolutions, en particulier sur le segment de l’individuel, leur réalité reste toutefois incontestable. Pour mémoire, la FFB prévoit environ 380 000 logements mis en chantier en 2016, soit une hausse de 10 %. A contrario, côté non résidentiel neuf, les informations tirées de Sit@el2 laissent entrevoir une reprise un peu plus rapide que prévue. Ainsi, hors locaux agricoles et hôtellerie, en glissement annuel sur trois et six mois à fin février 2016, les surfaces autorisées s’inscrivent en hausse de 9 % et les surfaces commencées ressortent globalement stables, alors que les prévisions FFB pour 2016 tablent sur un recul de 1 % à 2 % des surfaces mises en chantier. En revanche, aucun véritable signe d’amélioration ne se distingue pour l’améliorationentretien, qui comptait pour 56 % de l’activité bâtiment en 2015.

Source : Fédération Française du Batiment (FFB)

Vous souhaitez lire cette étude ?

Elle est réservée à nos abonnés.



Sur le même thème